Ces fables qui ont voyagé

 

Cette année le thème de Festiv Asso, la fête de la maison des associations d’Orléans la Source, où nous avons notre siège ce sont les fables de la Fontaine. Nous n’avons pas hésité à répondre présents à l’appel pour y participer.

Car s’il est bien un objet littéraire qui a voyagé dans l’espace et dans le temps autour du monde et de la Méditerranée , ce sont les fables. Et notre bon vieux Jean de la Fontaine ne fut certes pas le premier à s’y essayer.  Le mot « fable » vient du latin « fabula »: histoire .  Cette histoire est destinée à faire réfléchir aux comportements humains au travers de fables animalières et se termine généralement par une morale.

Petit voyage dans le temps

et dans l’espace

 

 

 

Les fables sumériennes

Les fables mettant en scène des animaux et se terminant par une morale de l’histoire existaient déjà à Sumer du coté de la Mésopotamie près de 3000 ans avant Ésope. On les retrouve mille ans plus tard en Assyrie, puis en Phrygie, pays de naissance d’Esope.

Les Jātakas (जातक) –vies antérieures-

Il s’agit d’un recueil de textes bouddhistes écrits entre le 3° avant Jc et le 3° siècle, lui même inspiré d’un autre recueil de textes bouddhistes. Il comprend des fables dans lesquelles le futur Bouddha est incarné dans le corps d’un animal et  des contes mêlants les  humains et les  animaux

le Pantchatantra ou fables de Bidpaï

Compilation en sanscrit datant du Ve siècle  traditionnellement attribuée à un brahman du Cachemire  nommé Vishnusharman (विष्णुशर्मन्), qui l’aurait produite au IIIe siècle avant notre ère, à la demande d’un râja comme un guide de gouvernement à destination des princes.  L’ouvrage,  est composé de cinq parties thématiques regroupant en tout 73 fables.

Ces fables sont puisées dans la tradition orale indienne et dans les Jakatas. Ce recueil s’est répandu en Asie et en Inde . On en  connait plus de 200 versions différentes dans diverses langues. Jean de la Fontaine s’inspira explicitement de ces fables « sues de tous » qui lui fournirent une réserve importante d’histoires qu’il rendit « nouvelles par quelques traits qui en relevassent le goût »

Kalila et Dimna

C’est la version arabo-persane du Panchatantra, celle qui a permis le passage de l’oeuvre vers l’Occident. Vers 750 un auteur persan très instruit et courtisan influent  Ibn Al Muqqafa traduit le Panchatranta en arabe . Il est divisé en dix-huit chapitres, dont cinq seulement correspondent au livre indien … Kalila et Dimna sont deux chacals vivant à la cour du lion, roi du pays. Si Kalila se satisfait de sa condition, Dimna en revanche aspire aux honneurs, quels que soient les moyens pour y parvenir. Chacun des deux justifie sa position en enchaînant des anecdotes, qui mettent en scène des hommes et des animaux, et délivrent des préceptes et des morales.

« Cette version marque le point de départ de la  diffusion du texte, en Orient (persan, turc, mongol…) comme en Occident (grec, hébreu, latin, allemand, français…). Les différentes traductions issues de l’arabe permettent au récit de voyager et de se métamorphoser au fil des siècles et des cultures.  Ce succès a généré une abondante production de livres ,  manuscrits et d’imprimés illustrés.Des exemplaires, enluminés ou non, rapportés par des savants ou des ambassadeurs, enrichirent les grandes bibliothèques européennes. En 1644, une version française, réalisée à partir d’une nouvelle traduction persane du texte d’Ibn al-Muqaffa‘, fut publiée par Gilbert Gaulmin. »

La Fontaine emprunta aux histoires de Kalila et Dimna les éléments ou la trame de quelques-unes de ses Fables : Le Chat, la Belette et le Petit Lapin, Le Chat et le Rat, Les Deux Pigeons, La Laitière et le Pot au lait…

Les fables d’Esope

C’est un ensemble de fables en prose attribuées à Esope, écrivain grec d’origine phrygienne né en Turquie ou selon d’autres sources en Thrace qui a vécu vers la fin du VII° siècle avant JC . Le premier recueil de fables d’Ésope historiquement attesté a été constitué par Démétrios de Phalère au IVe siècle av. J.-C., plus de deux cents ans après la mort d’Ésope. Ce recueil même a été  perdu, mais il a donné naissance à d’innombrables versions. La plus importante est le recueil appelé Augustana, qui compte plus de 500 fables, toutes en prose

Les fables d’Ésope ont inspiré de nombreux auteurs, qui ont perfectionné le genre de la fable , notamment :

  • Phèdre, fabuliste latin du Ier siècle
  • Babrius, fabuliste romain de langue grecque du IIe siècle-IIIe siècle
  • Avianus, poète latin du IVe siècle
  • Djalal an Din Rumi, mystique et poète persan du XIIIe siècle,
  • Marie de France poétesse du XIIe siècle
  • Isaac de Benserade
  • et bien sûr Jean de La Fontaine au XVIIe siècle

Ce dernier lui rendit hommage avec ces vers
« Je chante les héros dont Esope est le père,
Troupe de qui l’histoire, encor que mensongère,

Contient des vérités qui servent de leçons. »

Les fables de la Fontaine

Trois recueils de 243 fables écrites entre 1668 et 1694.  On les apprend par coeur à l’école. Elles font partie de notre culture .   Si  la trame de l’histoire est la même que celle  des fables d’Esope et de tous ceux qui l’ont précédé, les fables de la Fontaine ont leur propre génie. Il ne s’agit pas d’une traduction mais d’une réécriture rythmée, incisive , et intemporelle.

A titre d’exemple voici   deux versions de la fable « le renard la cigogne  » .

« Du Renard et de la Cigogne » – Un Renard plein de finesse pria à souper une Cigogne à qui il servit de la bouillie sur une assiette. La Cigogne ne fit pas semblant de se fâcher du tour que lui jouait le Renard. Peu de temps après, elle le pria à dîner ; il y vint au jour marqué, ne se souvenant plus de sa supercherie, et ne se doutant point de la vengeance que méditait la Cigogne. Elle lui servit un hachis de viandes qu’elle renferma dans une bouteille. Le Renard n’y pouvait atteindre, et il avait la douleur de voir la Cigogne manger toute seule. Elle lui dit alors avec un rire moqueur :  » Tu ne peux pas te plaindre de moi raisonnablement, puisque j’ai suivi ton exemple, et que je t’ai traité comme tu m’as traitée. «

  • Esope – (VIIe-VIe siècle av. J.-C

 Le Renard et la Cigogne

Compère le Renard se mit un jour en frais,
et retint à dîner commère la Cigogne.
Le régal fût petit et sans beaucoup d’apprêts :
Le galant pour toute besogne,
Avait un brouet clair ; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :
La Cigogne au long bec n’en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la Cigogne le prie.
« Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie.  »
A l’heure dite, il courut au logis
De la Cigogne son hôtesse ;
Loua très fort la politesse ;
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout ; Renards n’en manquent point.
Il se réjouissait à l’odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu’il croyait friande*.
On servit, pour l’embarrasser,
En un vase à long col et d’étroite embouchure.
Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;
Mais le museau du sire était d’autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu’une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l’oreille.
Trompeurs, c’est pour vous que j’écris :
Attendez-vous à la pareille.

  • Jean de la Fontaine – (1621 – 1695)

Trompeurs c’est pour vous que j’écris , attendez vous à la pareille!  Une morale à méditer !

Une brillante idée que le thème de  6° Festiv Asso à la Source ! Et pour Diwan-Centre , l’occasion de rappeler que notre culture populaire est le résultat d’un formidable melting pot et non le produit d’un microscosme français ignorant de ses  racines.

Festival Aselqo des Cinémas de la Méditerranée 2018

 

 

 

 

 

 

A peine le temps de se remettre d’un anniversaire « Diwan-dix ans  » mémorable , que nous revoici avec le Festival des Cinémas de la Méditerranée 2018 qui depuis deux ans se déroule dans les Aselqo orléanaises.  L’entrée aux projection est libre et totalement gratuite.

Le collectif dont Diwan-centre, qui avait initié ce festival en 2011,  est partie prenante,  a choisi cette année deux films récents,  de qualité , accessibles à tout public et pouvant donner lieu à une discussion avec le public après la projection .

Un coup de coeur pour le film tunisien  « Zayneb  n’aime pas la neige » de Kaouther Ben Hanya ., réalisatrice tunisienne , couronnée de nombreux prix. Pour mémoire nous avions projeté il y a quelques années le « challat de Tunis » . Souvenez vous !  L’homme qui balafrait les fesses des femmes qu’il croisait …

Cette fois ce n’est pas une oeuvre de fiction mais un véritable documentaire  filmé avec talent sur plusieurs années  en Tunisie et surtout chez nos amis du Québec ,  où la toute jeune Zayneb va découvrir les joies de l’hiver montréalais elle qui débarque avec son petit frère de sa Tunisie natale avec sa mère qui vient de se remarier avec un tunisien immigré et père d’une petite fille du même âge,  absolument craquante . Famille recomposée que nous allons voir grandir jusqu’à l’âge adulte . Evidemment l’adaptation ne va pas se faire sans mal  avec des hauts et des bas,  des chamailleries , des vraies questions, des moments où on se rapproche pour s’éloigner à nouveau. La vie quoi!!

trailer de « zayneb n’aime pas la neige »

Un film à ne pas manquer . Il passe dans trois aselqo différentes.

Vendredi 23 Mars à 18h 30 à l’aselqo Gare, 2 rue Daniel Jousse -orléans

Vendredi 30 Mars à l’aselqo Blossières , 4 RueBecquerel-Orleans

Vendredi 5 Avril à l’Aselqo Murlins , 2’Rue croixBaudu -Orléans

Le second film est italien. Il s’agit de « Lea »

Lea est un film réalisé par Marco Tullio Giordana avec Vanessa Scalera, Linda Caridi. Film sombre et poignant entre le drame familial et la frsque criminelle. La course poursuite avec les mafieux n’a rien à envier aux thrillers …

Synopsis : Lea a grandi dans une famille criminelle en Calabre. Le père de sa fille Denise est aussi membre de la mafia. Lea aspire cependant à une vie différente pour sa fille, sans violence… Ce film est inspiré de l’ histoire véridique de Lea Garofalo , qui a combattu la mafia

Vendredi 30 Mars à l’Aselqo Romain Rolland , 31 Rue Romain rolland -Orléans

trailer du film « lea »

Cerise sur le gâteau. En fin de projection,  après l’échange avec le public un verre de l’amitié et des places pour le cinéma des Carmes tirées au sort dans le public.

 

Diwan-Centre fête ses dix ans

Il y a dix ans déjà qu’une bande de copains orléanais, encouragés par une association  soeur, « Diwan en Lorraine », décidait de créer Diwan-Centre .  Si vous voulez savoir ce que nous vous avons concocté à cette occasion cliquez directement sur la vidéo de présentation ci desssous. Vous ne serez pas déçus!

video de présentation de l’événement « Diwan-Dix ans »

 

Dix ans ça se fête!  Et ce sera le 17 Mars 2018 à la Salle de la Madeleine.

103 rue du Faubourg Madeleine à Orléans

  • une exposition autour de nos évenements passés , avec souvenirs filmés.
  • une exposition Salah Berhmani
  • et un spectacle  exceptionnel en entrée libre dans la limite des places disponibles en deux parties

15h : C’est Nabum et Diwan-Fusion

Conte musical : « Lalla Aicha, nymphe de Loire »-création de Cenabum, le conteur de Loire accompagné par Abdallah et Jaouad de Diwan Fusion. Un moment magique…

article de Loire Valley sur C’est nabum

« Lalla Aicha , Nymphe de Loire  » , extrait ..

16h 30/18 H : L’Atelier d’Erlanger

Chants et Musiques méditerranéennes,(Turquie, Grèce,Andalousie) . par l’Atelier d’Erlanger (association lorraine « Trans’cultures ».

Lien sur le dernier concert du groupe à Rabat .

19h 30 : Tiziana Valentini et Anne Charlotte Jan-Müger :  la Tragudia

Chansons d’amour contées et contes d’amour chantés et accompagnés à l’accordéon, un voyage a travers des histoires issues de la tradition orale italienne.

lien video sur un extrait du spectacle

 

20h 30 : Diwan-Fusion :

Ils vont vous faire voyager à travers la musique marocaine : ghiwan, gnawa, amazigh (berbère). Ambiance garantie !

21H 30 : Les pt’its pains

On ne les présente plus.Orléans chanté et swingué par le groupe qui assura-avec Juliette- la première soirée diwanaise. Chauffe Jean Mi!

Les pt’its pains

article de la « fracama » sur le groupe.

Fin de soirée :

fusion finale

Exposition :

Dix ans d’événements « Diwan-Centre »

– Peintures de Salah Berhmani

http://berhmani.pastelliste.free.fr/

Buvette -restauration légèreEntrée libre dans la limite de splaces disponibles

Pour ceux et celles qui ne nous connaissent pas bien, un petit flash back !

Dix ans que nous oeuvrons  à des événements artistiques de qualité et populaires permettant de rapprocher les cultures variées et riches de la Méditerranée et les cultures existant en Région Centre., de mettre en évidence les liens qui nous rapprochent et de jeter des ponts entre les deux rives. Une entreprise un peu folle, car Diwan-Centre Val de Loire ne rentre dans aucune « case » ce qui n’est pas le chemin le plus simple pour avoir une subvention  au titre de la culture ou de l’éducation populaire  : Toutes les formes d’expression artistique nous intéressent ; musique, littérature, poésie, théâtre, contes, danse,  peinture, sculpture, calligraphie, graph, photographie, cinéma, architecture, cuisine … La liste n’est pas exhaustive, car nous ne nous interdisons rien sinon.. le prosélytisme.  L’histoire a prouvé que nous avions vu juste : en ces temps,   où d’aucuns prônent le  « vivre ensemble » pour répondre aux replis  identitaires, nos rencontres artistiques prennent tout leur sens .  Nos projets les plus réussis :

Ces événements qui nous ont fait connaitre ne doivent pas éclipser d’autres événements plus modestes qui nous tenaient à coeur : lectures poétiques, expositions d’artistes de la région en lien avec nos thèmes . Ni la participation de plus en plus fréquente à des événements organisés par des structures officielles comme « Voix d’orléans » , « Festiv asso » , et dernièrement le festival francophone d’Olivet ». Tout ceci n’est possible que grâce à l’investissement personnel des adhérents de l’association qui forment un solide réseau de compétences et de contacts toujours prêts à donner de leur temps et de leur talent pour concrétiser les projets.

Dix ans ça se fête!  Et ce sera le 17 Mars 2018 à la Salle de la Madeleine.

Nous vous avons concocté un programme digne de l’événement. Pour ceux qui préfèrent l’écrit …

  • une exposition autour de nos évenements passés , avec souvenirs filmés.
  • une exposition Salah Berhmani
  • un spectacle  en entrée libre en deux parties

Après midi

15h/16h 30 :  « Lalla Aicha , nymphe de  la Loire  » , un conte musical du bonimenteur de Loire Cenabum  accompagné par les musiciens de Diwan Fusion, Abdallah et Jawad.

16h 30/18h : « L’atelier d’Erlanger » , musique arabo andalouse.

Soirée

19h 30/ 20h 30 : « Tiziana Valentini et la Tragudia »

20h 30/21h 30 : « Tamount et Diwan-Fusion » , musiques gnawa, ghiwan et berbères

21H 30/22h 30 :  » les ptits pains « : swing français, latino réaliste

 22h 30/24 h :  boeuf final

Buvette sur place et restauration légère  pour ceux et celles qui ne voudraient rien manquer .

 

L’entrée est libre dans la mesure des places disponibles , mais il n’est pas interdit de participer librement aux frais pour aider l’association qui en a bien besoin.

 

 

 

Bientôt à Saint Jean de Braye : « Couleurs et Matières du Maroc »

Un projet de l’association abraysienne « Ibtissama »

soutenu par

Diwan-Centre Val de Loire

L’objectif d’Ibtissama, fondée en 2012, est de favoriser les échanges sociaux, culturels, éducatifs, sportifs, associatifs avec la population marocaine vivant en France, de soutenir, des projets de développement portés par les associations marocaines au Maroc, et de faire connaitre des artistes marocains en France. Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble en début d’année à la réalisation du projet « Yennayer », autour du nouvel an berbère.

C’est avec grand plaisir que nous apportons aide et soutien à leur projet  » Couleurs et matières du Maroc « . Soutenue par la ville de Saint Jean de Braye l’association Ibtissama accueillera trois artistes marocains de la région de Tinghir du 22 Janvier au 2 février 2018. Ils exposeront au Château des Longues Allées, occasion pour le public de découvrir leurs oeuvres qui s’inscrivent à la fois dans la tradition berbère et dans la modernité .

Mohammed Charaf
Originaire de Tinghir et enseignant à Ouarzazate Mohamed Charaf pratique l’art de la calligraphie en relation avec sa culture amazighe . Cela l’a conduit à utiliser l’écriture tifinagh dans ses œuvres .
Passeur de savoirs et de messages à travers la forme et la couleur, l’écrit et la pensée, l’artiste, en véritable mâallem, aime expliquer et transmettre son art lors de ses expositions et en organisant des ateliers d’initiation pour jeunes et adultes.

Omar Akesbi  

Instituteur à Tinghir, Omar Akezbi expose depuis 1988. Il a exposé dans des lieux qui font référence comme l’Institut français d’Agadir ou la Galerie Ahmed Cherkaoui à Rabat. Son style a évolué vers une peinture aux couleurs de l’arc en ciel, ancrée dans la culture amazigh.  IL anime également des ateliers d’animation artistique auprès d’associations et d’établissements scolaires, traduit et illustre des livres de contes et de poèmes de l’amazigh au français. Il a déjà exposé en 2008 à Saint Jean de Braye et se réjouit de retrouver le public de l’agglomération orléanaise

Ismail Aboulaabas
Sculpteur de profession, Ismail Aboulâabas travaille et expose depuis 2000. Il puise ses idées dans la culture amazigh (kasbahs, alsphabet tifinagh, motifs amazighs et utilise le bois qu’on trouve dans la région de Tinghir : cèdre, buis, olivier, genévrier, noyer, peuplier. Lorsqu’il expose, Il ramène avec lui ses outils de sculpteur pour montrer comment il travaille le bois.

diaporama et interview du sculpteur

L’objectif du projet est aussi d’encourager la pratique artistique. Des ateliers animés par les trois artistes auront lieu dans les écoles primaires, au Centre Social ASCA, et au Château des Longues Allées.  Ces ateliers entièrement gratuits s’adressent à des publics variés :  enfants, adultes, personnes agées , personnes en situation de handicap.

L’évènement « Couleurs et matières du Maroc »  se déroulera du 22 Janvier au 2  février .

Un avant goût du programme

  • Exposition : Château des Longues Allées  de 14 h à 18h en semaine, samedi et dimanche toute la journée de 11h à 19h en présence des artistes
  • et Médiathèque de Saint Jean de Braye
  • Animations :  Médiathèque de Saint Jean de Braye, Centre Social du Pont Bordeau
  • Repas sur réservation :  Centre Social du Pont Bordeau -Samedi 27 Janvier    avec la participation de  Takassime .(danses kabyles)
  •   Projection de films documentaires d’Izza Genini :  » Vibrations en haut Atlas  »  et  » Nuptiales

Ciel, mes aieux! Nos rois de France descendent des califes Omeyyades de Damas

En ces temps troubles marqués par le retour des nationalismes et le repli sur une culture identitaire, ignorante de ses racines, ouvrons le grand livre de l’Histoire ! Nous savons tous que Charles Martel a arrêté les Arabes à Poitiers en 732 et que Louis IX , dit Saint Louis, qui rendait la justice au pied de son chêne a surtout poursuivi les croisades engagées depuis 1005 sous couvert de récupérer Jérusalem  et le tombeau du Christ. Mais  regardons de près la généalogie du dit Saint Louis et de nos rois de France !

    Qui ne connaît sa mère Blanche de Castille?

Remontons en droite ligne  huit générations de souverain(e)s de Castille, de Léon et/ou de  Navarre !

Remontons toujours en droite ligne encore cinq générations de femmes!

Cela devient encore plus intéressant. Nous voilà au temps d’Al Andalus qui désigne la période   de la domination de la péninsule ibérique par les Maures musulmans, avec des alliances qui vont se faire et se défaire entre  la Navarre, la Castille , les Asturies et l’émirat de Cordoue   !

Revenons à notre arbre roya l!  En amont d’ Auriane -Aurore- de Borja  et toujours en droite ligne six générations de souverains qui nous ramènent aux début des omeyyades à Damas

 

Loup de Borja alias LUBBII, alias Lubb Ibn Musa , wali de Tolède né vers 805

Musa Ibn Musa Al qasi de Borja

788/863

Musa Ibn Fortun Als Qasi de Borja ,

gouverneur de Saragosse 740/789

Fortun IBN Al Qasi de Borja  né en 714, marié à Aïcha , bent Abd El Aziz, petite fille de Musa Ibn Nuseir , fille de la veuve du dernier roi Wisigoth Roderic

gouverneur de Saragosse

Abd El Aziz ibn Musa bin Nusair
premier gouverneur d’Al Andalus marié à Egilona, veuve du dernier roi Wisigoth
Musa Ibn Nuseir 640/718

Wali de l’Ifriqia et d’Iraq

Musa Ibn Nuseir était marié quant à lui à Amina bint Marwan, fille du calife de Damas. Emir du Maghreb en 698, c’est lui qui est à l’origine de l’expansion de l’islam au Maghreb et sur la péninsule ibérique, et a accéléré  la disparition du royaume wisigoth.  Sa femme  Aïcha était l’arrière-petite fille de Mahomet.

Les alliances se font et se défont indépendamment des options religieuses.

Le monde est décidément bien petit et l’histoire de France fait le tour de la Méditerranée, mare nostrum. En tout cas qu’on se le dise! le bienheureux Saint Louis , le roi Soleil , Louis XVI bref tous les rois de France descendaient par Blanche de Castille des califes omeyyades de Damas.

Ciel, mes aieux!

Sources :   » pierfit  » , base collaborative

arbre ascendant depuis Blanche de castille

remonter en choisissant à chaque fois le nom du parent indiqué dans l’article.

arbre ascendant à partir de Loup de Borja

arbre ascendant depuis Marwan 1° et Aicha

Gourmandise sans frontières : Ces «bis-cuits» qui ont voyagé

Petit voyage culinaire dans le temps et dans l’espace

N’hesitez pas à commenter cet article s’il vous inspire d’autres rapprochements ou souvenirs  gustatifs  ! 

Vous est-il jamais arrivé en trempant votre petit LU dans votre « petit noir » bien tassé de vous dire que ces petits plaisirs « bien de chez nous » nous viennent d’ailleurs?  Savez-vous que les tous premiers caféiers sont du Yemen , qu’on consommait du café en Perse, en Egypte, en Afrique du Nord et en Turquie au 15° siècle et qu’il s’est répandu en Europe à partir du 17° siècle par le biais des marchands vénitiens?  Quant aux biscuits ce sont eux aussi des migrants. Jugez en par vous même !

feqqas (Maghreb),      croquets aux amandes (France),        cantucci (Italie) ..

 

​​Mantecados (Espagne)  Ghribat (Maghreb )  Korabiethes (Grèce) Sablés aux amandes (France)

Ciel, mes aieux! Des biscuits semblables aux nôtres?

En fait les biscuits remontent à une dizaine de milliers d’années, lorsque la bouillie de céréales devint galette, premier aliment susceptible d’être conservé.

  

Ces peintures dans le tombeau du pharaon égyptien Ti montrent un ouvrier qui attise le feu d’un four où cuisent des galettes. Ce sont les premières pâtisseries : des galettes à base de farine, d’eau (ou de lait) et de miel, séchées au soleil. Pour qu’elles se conservent plus longtemps ils décidèrent de les cuire deux fois plus longtemps. Ce que l’on retrouve dans l’étymologie du mot français

BIS..CUIT

des amandes, des fruits secs, du beurre, des épices et nous y sommes . Le biscuit est né.

         

Les Phéniciens firent connaître  ces biscuits dans tout le bassin méditerranéen . Et après eux les Grecs qui eux aussi cuisaient leurs « dipyres » deux fois plus longtemps.

Sous l’empire  romain  ils se répandirent  tout autour de la Méditerranée. Apicius  fait mention du « panis biscotus » dans le premier ouvrage culinaire de l’antiquité qui nous soit parvenu : De re coquinaria.

La rencontre avec les Celtes, friands de beurre, nous a donné .. le palet breton et la boîte à biscuits..car le biscuit fut pendant des siècles l’aliment de base  du marin, d’où l’expression « ne pas s’embarquer sans biscuits » lorsqu’on se lance dans une entreprise longue et délicate. Jusqu’au XIXe siècle on parlait des biscuits « de garde » ou « de voyage », pâtisseries consistantes, que l’on enveloppait de papier d’étain et qui se conservaient assez longtemps. Indispensables  aussi dans la ration du soldat, parce que peu gourmands en place et très caloriques

La France a découvert la brioche, les biscuits à la cuillère, les macarons et les frangipanes de l’italien Frangipani avec l’arrivée des patissiers florentins de Catherine de Médicis.

Les « douceurs » ont pris dans chaque pays des couleurs locales, infinies déclinaisons d’un art de vivre épicurien ignorant des frontières.

Samedi 20 Mai 2017 Diwan-Centre vous proposera à son stand de Festiv Asso des biscuits de la Méditerranée, assortis de l’indispensable café ou thé.

 

« Printemps et Cinémas de La Méditerranée » 2017

Diwan -Centre, Citizen Carmes,  Palestine 45 et l’Asla fêtent encore une fois le printemps et les cinémas de la Méditerranée .

Cela a commencé avec la projection le Vendredi 27 Avril du film franco-palestinien « Invention divine »  pour les élèves du Lycée Jean Zay en lien avec   » Etranges étrangers »,  troisième édition des « Rendez-vous Philosophiques d’Orléans ».

Prix du jury du festival de Cannes , ce film d’une grande rigueur esthétique montre non sans humour l’absurdité de la situation dans les territoires palestiniens . Projection suivie d’un temps d’échange très riche autour du film .

bande annonce

 

 

Et cela continue du 11 au 26 Mai 2017 avec des projections en entrée libre dans trois quartiers d’Orléans.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul à l’issue de chacune des projections, qui seront bien sûr suivies d’un temps de discussion  aura lieu un tirage au sort de cartes d’entrées gratuites  « famille  » au Cinéma des Carmes . 

Sans oublier le pot de l’amitié final.

« Girafada « , un film  qui touchera petits et grands ..

Synopsis :

Yacine est vétérinaire dans le dernier zoo de Palestine. Son fils Ziad, 10 ans, passe beaucoup de temps avec les animaux et a un lien particulier avec les deux girafes. Une nuit, après un raid aérien sur la ville, le mâle meurt. La femelle ne peut pas vivre seule et se laisse doucement mourir. Yacine doit de toute urgence lui trouver un nouveau compagnon. Mais le seul zoo qui pourrait l’aider se trouve à Tel-Aviv…

bande annonce

Film franco–italo -palestinien -Date de sortie 23 avril 2014 (1h 25min)  de Rani Massalha  Avec Saleh Bakri, Laure De Clermont-Tonnerre, Ahmad Bayatra

Notre coup de coeur : « La fiancée syrienne »
A la fois dramatique et comique, un film plein de subtilité .
Synopsis :
Mona,  doit épouser une vedette de la télévision syrienne. Elle devrait être heureuse, mais elle sait qu’une fois entrée en Syrie, où l’attend son futur mari, elle ne pourra plus jamais revenir dans son village du Golan occupé par Israël depuis 1967.
Dispersés aux quatre coins du globe, ses proches se retrouvent  pour fêter l’événement et faire leurs adieux à la future mariée. . Mais c’est sans compter sur l’absurdité de la bureaucratie qui oblige bientôt toute la famille à attendre indéfiniment au poste frontière, coincée quelque part entre Israël et la Syrie.. 
« la fiancée syrienne -film franco germano-israelien -Date de sortie 9 mars 2005 (1h 36min) De Eran Riklis Avec Clara Khoury, Makram Khoury, Hiam Abbass 
Alors, .aucune hésitation! Venez nombreux fêter avec nous le printemps et les cinémas de la Méditerranée!

Vive les robes kabyles!

Une fois n’est pas coutûme, cet article parlera chiffons et plus particulièrement robes kabyles.  En organisant notre premier nouvel an berbère « Yennayer 2967 », nous avions prévu un défilé de robes amazigh. Il existe des millers de tenues traditionnelles, chacune différente selon le pays et la tribu.

livre de référence conseillé

Quelques exemples :

     

Maroc:Ait Ouazouzguit           Algérie :Bou Saada                    Tunisie: Djerba

Constatons au passage que ces costumes souvent très colorés  où l’on retrouve les motifs typiques (chevrons, rayures, losanges) n’ont rien à voir avec les vêtements des « veuves noires  » salafistes.

           

à gauche 3 costumes  amazighs  noirs                                             à droite : Arabie saoudite

Même si la tête est couverte, même lorsque le tissu est noir , les ornements  (Ceinture, fibules, boucles d’oreilles, colliers, ornement frontal) font toute la différence.

Le caftan marocain à la coupe droite et à manches longues ne fait pas lui non plus partie des vêtements traditionnels berbères, méconnus  en France en dehors du burnous, cape masculine en laine dont on connait au moins le nom, et des robes dites « kabyles » . Des robes  si populaires chez nous qu’une journée  de la robe kabyle  a été organisée en 2016 à Paris, PLace du trocadéro  et dans plusieurs autres villes en région parisienne. Il y a du monde et de l’ambiance!

Comme on le voit  il s’agit d’une version modernisée et facilement portable des vêtements traditionnels féminins algériens d’où le succès international. Mais où trouver ces petits bijoux ? Un seul des rares sites les proposant à la vente a répondu « présent » à nos demandes et même envisagé de présenter des tenues kabyles à un prochain événement Diwan autour de la culture berbère. Il s’agit de « Tendances orientales » . Si vous cherchez une robe kabyle, une fouta, ou des bijoux abordables c’est là qu’il faut chercher.

https://orientaletendance.com/fr/34-robe-kabyle-moderne

Et vive la robe kabyle!

 

 

 

Hommage à Sghaier Oulad Ahmed

Un événement Diwan-Centre Val de Loire

annonce de l’événement sur Orléans agglo

« Le poète a toujours  raison , qui voit plus haut que l’horizon et le futur est son royaume  »  ,chantait Ferrat. Et depuis sa création il y a dix ans, notre association a eu à coeur de donner à entendre la voix des poètes.

          

Il y a un an le grand poète tunisien, pourfendeur des tyrans,  Sghaier Oulad Ahmed nous quittait. Il avait vu plus haut que l’horizon, dénonçant inlassablement la dictature, prédisant le « Printemps tunisien », soulèvement populaire parti de sa ville natale, Sidi Bouzid.

Son premier recueil de poésie sorti en 1984, fut interdit de diffusion et resta censuré jusqu’en 1988.  Après des années noires (incarcération ,licenciement, chômage), il finit par devenir attaché culturel au Ministère, puis directeur de la  Maison pour la Poésie tunisienne dont il était le fondateur. Il  ne lâcha jamais sa plume, son arme de combat

Certains de ses textes sont devenus mythiques . Ainsi

Comme personne ne l’a jamais aimé qui est  l’un des poèmes les plus connus en Tunisie et dans le monde arabe . Hymne à l’amour de la patrie, il a été mis en musique par divers compositeurs.

Nouhebbou l’bilad

« Nous aimons notre pays

comme personne ne l’a jamais aimé
Matin, soir et dimanche
Et s’ils nous tuent comme ils l’ont déjà fait
S’ils font de nous des apatrides comme ils l’ont déjà fait
Nous reviendrons conquérants à ce pays.

Tout aussi mythique   Femmes de mon pays   est devenu l’hymne des féministes tunisiennes.

  

Diwan-Centre Val de Loire vous propose une mise en voix (bilingue) de quelques  poèmes de cet immense artiste traduits par son ami  Mohammed Boughanemi,  qui est à l’initiative de cette soirée prévue dans un cadre intimiste.  Il s’agit d’une soirée d’autant plus exceptionnelle que les textes mis en voix en langue française  ne sont pas encore publiés.

le 7 Avril 2017  à 18h 30- au Café littéraire :  » Autour de la Terre « .

Réservation possible dans la limite des quelques places disponibles. Laissez vos coordonnées !

 


« Nouba d’Or et de Lumière »- Izza Genini à Olivet

Toujours dans le cadre de la semaine de la langue française et de la  francophonie d’Olivet le Jeudi 23 Mars à 18h 30 à la Mediathèque d’Olivet -espace Desfriches –

vous pourrez assister à la projection du film d’Izza Genini :

 » Nouba d’or et de lumière ». (bande annonce)

Quoi de plus diwanais que la musique  arabo-andalouse, pont entre  les deux rives de la Méditerranée  ? Souvenons nous du spectacle de Marc Loopuyt à Ormes .

 » les Deux Rives » -Ormes 2009

 La Nouba est sa symphonie,  et ce film long métrage montre comment ces poèmes chantés selon la tradition andalouse pure ont traversé le temps et les frontières .

Une occasion aussi de rencontrer  Izza Genini, une grande dame du cinéma, membre d’honneur de notre association qu’elle soutient activement depuis sa création . En témoigne cette « carte postale filmée »  envoyée lors d’un festival des Cinémas de la Méditerranée qu’elle n’a pas pu honorer de sa présence.
4 Mars 2008
festival international des films de Fribourg
auteurs  : Pierre-Yves Massot et Charly Rappo
Izza génini est née à Casablanca en 1942 dans une famille juive dont le père travaille comme marchand de céréales. En 1960, alors qu’elle a 22 ans, sa famille s’installe en France. A Paris, elle fait des études de Lettres et de Langues étrangères à la Sorbonne et à l’école des Langues orientales. 
Pour ceux qui ne la connaissent pas
Elle est surnommée la marraine du cinéma marocain. Réalisatrice, productrice et distributrice c’est grâce à elle que de nombreux films marocains ont pu être connus à l’étranger. car elle milite pour promouvoir les  cinémas « du sud » .   C’est en 1973 qu’elle a créé la société de production SOGEAV , aujourd »hui dénommée OHRA qui distribue entre autres le film « Transes »  qui parle du groupe mythique
« Nass El Ghiwane « , film de Maanouni que nous avons projeté à l’occasion de sa remastérisation en  présence  d’Izza dans la salle de spectacles  de l’université d’Orléans  » le Bouillon » en 2011.
                 
Izza  fixé sur la pellicule des pans entiers de la culture marocaine dans toute sa richesse . Amoureuse de la musique cela a donné naissance à une série de 11  films documentaires  regroupés dans un coffret DVD : « Maroc, Corps et âme ».
La culture berbère, la culture judéo marocaine, les fêtes,  autant de thèmes abordés dans son oeuvre que vous pouvez retrouver dans deux autres coffrets intitulés  » Hier le Maroc ».  Ainsi « Vibrations en Haut Atlas » que nous avons projeté en Janvier dernier lors de l’évenement « Yennayer 2967 » montre la vie quotidienne dans cette région montagneuse, dans cette nature à la fois belle et rude. On y laboure encore avec des animaux de trait. Les femmes et les hommes travaillent, peinent,  chantent et dansent cette vie de labeur. Un film émouvant qui vous parle d’un temps que les moins de vingt ans..
L’intégralité de sa production se trouve sur son site et il y aura bien sûr un stand  vente et dédicace  le Jeudi 23 après la projection et le débat avec le public.
Izza est si modeste qu’elle vous dira d’abord  qu »il y a tant de thèmes qu’elle n’a pas pu aborder. Elle ne vous dira pas non plus d’emblée qu’elle se bat pour le cinéma africain en général et qu’elle a écrit de nombreux articles.

 

 

 

21 Mars-Orléans – Rencontre littéraire avec 3 auteurs marocains francophones

Le consulat général du Maroc organise  avec l’aide de la ville  d’Orléans une rencontre avec des auteurs marocains francophones de renom , le 21 mars à 18h30 à la salle KID du théâtre d’Orléans. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du salon du livre de Paris qui invite le Maroc cette année.

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index

Mamoun Lahbabi            Moha Souag

                      mounir

                                                   Mounir Serhani

annonce orleans agglo

annonce consulat du Maroc

Présentation de ces auteurs en avant-première de cette manifestation qui nous fait honneur


lah Mamoun Lahbabi

Economiste , professeur à l’Université Hassan II de Casablanca, Mamoun Lahbabi a d’abord écrit des livres de sciences économiques . . A ce jour, il en est à son treizième roman. Son sujet de prédilection: la place de la femme dans la société marocaine.

« Dans chacun de ses romans, et à travers les personnages qui les animent, l’auteur dévoile quelques pans de la société, parfois en empruntant des métaphores, souvent en essayant de sonder les âmes pour toujours plus comprendre. A bien des égards, Mamoun Lahbabi est un écrivain de l’intime qui cherche, par ses écrits, à mieux découvrir sa propre vie. » (source: site des éditions Harmattan)

dorhan 2000-Dorhan

Légende ayant traversé intacte tous les temps dans des mémoires jalouses de leur secret, Dorhan, cette cité des justes  » sans juge et sans coupable  » est l’aboutissement inaccessible d’un parcours construit d’innombrables images fugaces. Dorhan est une histoire où les personnages n’appartiennent à aucun temps, où les repères sont impalpables. Elle se prolonge dans la rencontre fusionnelle qui l’achève.

 2004- Sur tes pas
À travers ce long poème en prose, ce chant lyrique, l’auteur fait la célébration de la femme, multiple, identifiée à tout ce qui est beauté.

2005 –Plus que tout au monde

Les états d’âme d’une mère qui cherche désespérément à donner naissance à un fils.

«…Pendant plusieurs jours, Tamy refusa obstinément de s’alimenter. Les yeux hagards, elle accompagnait, inerte, le temps qui dure. Sa vie, ou ce qu’elle en ressentait, avait mal avec le réel.

 Une douleur sournoise lacérait ses tempes. A l’intérieur de sa chair, une lourde pesanteur lui confisquait les dernières parcelles d’énergie. L’envie, à l’état brut, la quittait. Dans sa bouche, un goût âcre s’installait. Une sensation de brûlure envahissait l’extrémité de ses doigts. Autour de ses yeux, un voile se tissait imperceptiblement.

2005Chemins de l’amertume -épuisé

2007-La brume des jours

indexCe récit est un périple tourmenté dans le passé. C’est une histoire de tendresse où des existences sont décrites sans ressentiment, malgré les douleurs traversées. C’est un livre de chaleur, un magma de souvenirs qui vibre au son d’une passion rageuse éteinte sur les charbons ardents d’une fatalité implacable. Il a pour décor les forêts de cèdres de l’Atlas, les venelles de la médina de Fez et leurs insondables mystères, ou encore les lagunes de Oualidia.

 

2008-La pénombre des masures

penombreL’histoire de quatre jeunes femmes qui passent de la périphérie de Casablanca, le fameux bidonville de Sidi Moumen où elles ont eu une enfance difficile, au centre-ville.

L’ouvrage aborde la misère des campagnes, exode rural vers les périphéries des centres urbains, prolifération de l’habitat insalubre, pauvreté extrême, immigration clandestine vers l’Europe, tyrannie, corruption…, autant de manifestations de ce qui est convenu d’appeler sous-développement.

« Mina aimait ces histoires jamais avares d’horizons. Elle furetait sans son imaginaire pour explorer de nouveaux rêves, pour se fondre dans des univers sans repères livrés à des désirs d’adolescente. C’était pour elle une sorte de voyage entrepris à l’abri de toute entrave. Une partance dépourvue de balises, une errance dans les contrées imprévisibles des envies et des espérances. Très souvent, dans ces livres, des pages avaient été arrachées, parfois pour emporter des images, parfois sans raison, inutilement. Si Mina s’offusquait de ces comportements, elle ne déplorait nullement ses pans d’histoire disparus. Au contraire, ces vides lui offraient des motifs supplémentaires pour envisager et construire. A son tour, elle apportait, à sa guise, la pièce manquante s’accordant ainsi une part dans l’aventure dont elle se faisait alors témoin actif. « 

2010-La vie volée        

L’histoire d’une bonne trimbalée de maîtresse en maîtresse, au gré d’un hasard sans indulgence.

Un récit qui selectre_978-9954-21-014-7_9789954210147cande la vie des mal-nés, ceux dont l’existence est fragmentée et qui n’ont rien sinon un vague espoir reporté implacablement. Un livre de tendresse, parcouru d’éclats de voix vibrants d’une poignante histoire d’amour tissée au fil des jours entre une femme sans amarre et un écrivain rêveur. Solitude et réprobation à l’égard d’une société conservatrice s’emparent de cet homme quasi reclus. Une passion bouleversante pour cette femme se faufile, à son insu, sous l’emprise d’une présence chaleureuse où tourments du passé et désir ardent du futur s’entremèlent avec force.

2010- Vie de brouillard

nuit-deVies de brouillards relate l’histoire de quatre jeunes femmes parties du fameux bidonville de Sidi Moumen à la périphérie de Casa où elles ont eu une enfance difficile. Une ascension aux moyens, souvent peu recommandables, Les filles tentent de rattraper le temps perdu mais à chaque fois leur passé les rattrape. Certaines images qui jaillissent de ce passé sont choquantes : la petite fille de dix ans violée par l’homme le plus respectable du quartier, dont l’apparence est si irréprochable qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession ; la gamine qui voit sa mère appliquer un torchon sur le visage de sa petite sœur âgée de trois jours jusqu’à ce que mort s’ensuive.

2013- L’épreuve de la passion

 

Peu de joieindex rythme la vie de Lamia. Ni le luxe tapageur d’un milieu nanti, ni les voyages aux quatre coins de l’Europe n’attisent son goût de vivre. Et puis cette rencontre fulgurante qui investit sa vie jusqu’à l’absorber. Dès lors, Lamia mène une existence en montagne russe, tantôt dans l’extase de sa passion, tantôt dans le tourment d’une double vie. Ce roman est à la fois celui de l’heur et du malheur. Il raconte le vertige de l’amour et la fréquentation des tourments. C’est un roman qui conjugue conviction et renoncement en évoquant quelques scènes d’une société qui a encore mal avec sa réalité. C’est un roman sur la résignation qui déroule l’existence inaboutie de personnages qui peinent à se révéler à eux-mêmes leurs propres vies.

http://femmesdumaroc.com/actualite/mamoun-lahbabi-amour-quand-tu-nous-tiens-1503

2015-la lumière de l’aube

9789954611401_1_mAziz et Maha sont heureux. Mais en chacun d’eux vrille une tourmente : pour Aziz, c’est l’obsession inassouvie d’écrire un roman ; pour Maha, c’est l’amertume d’avoir perdu ses rêves d’adolescente. A travers l’incapacité de l’un et les désillusions de l’autre, c’est la vie d’un couple aux utopies éteintes qui est ici racontée, dans un pays où l’évolution de la société apporte son lot de contrastes

 

 

2015-Entre tes mains

index  Une histoire d’amour qui a pour protagonistes des gens appartenant à des classes sociales différentes. Yassir est un fils de bonne famille. Après des études en philosophie à la Sorbonne, il est rentré au Maroc pour suivre de loin les affaires de l’entreprise familiale. Celle que tout le monde appelle « Shéhérazade » est manucure dans un salon de coiffure de Casablanca. “Entre tes mains” de Lahbabi Mamoun est une apologie de l’amour et des sentiments purs. Passion intense et désir se consument et se confondent dans un monde contemporain où les utopies amoureuses se concrétisent rarement.

 

 

2016 – Une douleur à vivre

9782343103761jGrand voyageur, esthète épris de tous les arts, Malik Amr flâne dans Hô-Chi-Minh-Ville. Au hasard d’une visite dans une galerie de peinture, son regard est happé par une toile où figure une femme. Le galeriste lui apprend que le tableau est l’ouvre d’un artiste vietnamien. Il part aussitôt à la recherche du peintre dans l’espoir de retrouver son modèle. Commence alors un long périple qui le mènera d’un peintre à l’autre, au Vietnam, en Chine ou encore en Inde. Finira-t-il par la retrouver ?

 


moha-souag   Moha Souag

Poète, nouvelliste et romancier, Moha Souag est né à Boudenib, dans le sud-est du Maroc où il a longtemps enseigné le français. Voix marquante de la littérature marocaine contemporaine, il se consacreaujourd’hui entièrement à l’écriture. Son roman « Nos plus beaux jours » a reçu le prix Grand Atlas 2014.

1986 « l’année de la chienne » -prix de la meilleure nouvelle en langue française
sans-titre

 

1988 les années U roman

 

 

 

 

1997 -Thé amer
1999 Les joueurs

 

joueurs« La nuit se retira comme une lourde main chaude et le soleil revint, inlassable pèlerin, s’incrusta dans tout ce qui était encore vivant dans le ksar. L’espoir remplit l’air comme l’odeur de la terre humide au début de la pluie. »

 

 

index2000 Iblis conte satirique

traduit en turc
depart2001 Le grand départ -nouvelles

Passions et conflits humains sont décrits dans une ambiance où se mêlent la réalité et la fiction, le tout inspiré par la vie au quotidien.
feeme2003 la femme du soldat

Une femme seule : parce que sous la coupe d’une belle-mère possessive, acariâtre, sans la chaleur du mari parti à la guerre.Un homme seul : engagé pour l’amour des siens à améliorer leur quotidien, satisfaire leurs besoins.C’est l’histoire de ces deux solitudes que Moha Souag nous fait partager dans le style dépouillé qui est le propre des gens du sud.

Et plus si affinités

etTrois jeunes harragas marocains de Ksar Es Sour. Aziz Day, Hamid Ragde, Samir qui ne pensent qu’à émigrer en Europe se lier de relations d’amitié, d’abord, puis d’amour « si affinités » avec des femmes étrangères souvent d’un certain âge

 

 

 

contes_a_moha2010 –Contes à Moha

A travers ce recueil, Moha Souag décline des contes, plus ou moins longs, qui relatent de multiples histoires, dans différentes dimensions spatiotemporelles, différents styles et avec un objectif d’aboutir à différentes morales sur les plans social, culturel et humain. »Contes à Moha » est un recueil de contes inspirés par des séances en atelier d’écriture, consistant à créer des contes avec des matériaux modernes et contemporains. Il s’agit d’un jeu qui libère l’esprit des entraves des formalités scolaires, de la pesanteur d’une logique de cause à effet, des contraintes lexicales et des finalement du carcan du sens et qui, en même temps, ouvre des perspectives au développement d’une imagination libre et innovante.

 

barrage2011 Un barrage de sucre roman

La construction du barrage sur le Ziz est l’occasion de révéler des personnages parfois durs, parfois tendres, en face d’une nature hostile. C’est dans ce contexte qu’évolue un jeune ingénieur qui a cru en un avenir meilleur ! Réussira-t-il à se faire une place dans ce désert ?

 

 

cocottes2011 Indiscrétion des cocottes-nouvelles

Recueil de nouvelles sur les peines et les joies d’individus luttant contre leurs illusions.
2014-Nos plus beaux jours roman-Prix Grand Atlas

 

 

9789954918746_1_75Dans le train entre Casablanca et Marrakech, un journaliste au crépuscule de sa carrière prépare son entrevue avec Fadéla, la célèbre cheikha qui a courageusement pris en main son ingrat destin de femme. Ce voyage sera l’occasion de rencontrer Mouna, chorégraphe qui rentre tout juste de l’étranger, esprit libre qui s’est pareillement affranchi des pesants diktats d’une société qui néglige aussi ses artistes. Les récits croisés des vies de ces deux femmes à la force de caractère peu commune, en même temps qu’ils bousculent ses repères et lui renvoient un reflet amer de ses inaccomplissements, d’homme et de citoyen, suscitent chez le narrateur un faisceau de réflexions sur les contradictions de son monde, ses inerties, mais aussi ses changements, inéluctables, dont la violence est parfois l’ultime expression.

2016 La semaine où j’ai aimé -roman

Didon Benkoa, étudiant en droit qui enchaîne les petits boulots pour survivre, garde peu d’illusions sur son avenir, convaincu qu’il ne lui sera pas permis de devenir un « avocat du diable ». Quand il rencontre la troublante Nate, il se résignseaminee à renoncer aux fantasmes de sa jeunesse et à entrer dans le moule terne, mais respectable et tout désigné, du mariage, malgré  sa hantise de l’insincérité féminine et de la perte de sa liberté. La diabolique Reihana vient, cette même semaine, bouleverser son projet. En prenant possession de lui et en lui faisant vivre un cauchemar éveillé, malgré tout tentant, ladjinn amoureuse fait chavirer le peu de certitudes qui lui restent. Mais ne créé-t-on passes propres démons avec ses « orgueils déplacés » ? De Rabat à Las Vegas ou Tamegroute, entre balades urbaines psychédéliques, visionshallucinées, fantasmatiques ou d’horreur, virées féériques dans des mondes parallèles etretour vers la terre natale et le sein maternel, la folle semaine de Didon Benkoa est peut-être l’ultime épreuve qui fera de lui un adulte.
La prose incisive de Moha Souag donne ici libre cours à une fantaisie truculente qui, sielle n’efface pas le désenchantement d’une réalité contemporaine implacable, fait de l’apprentissage de la vie et de l’amour une sacrée farce

http://neocultureamazighe.blog.lemonde.fr/2011/12/06/moha-souag-la-liberte-

http://www.libe.ma/Moha-Souag-l-Ecriture-et-la-Vie_a9861.html


index   Rachid Khaless

Il ne peut malheureusement plus venir à Orléans, mais on peut quand même vous le présenter!

Rachid Khaless est agrégé de lettres françaises. Il enseigne à l’Université Mohammed V de Rabat.Il est poète, peintre et traducteur. Il est présenté comme une voix singulière de la poésie marocaine contemporaine. Son écriture traduit à la fois la révolte contre l’ordre et la morale établis et une rencontre nouvelle avec le lecteur, débarrassé du confort intellectuel où une tradition l’avait figé..

 

cantiques2004 Cantiques du désert -Préface de Abdellatif Laabi
Ce poème est l’odyssée d’hommes insoumis qui traversent un désert hostile en quête d’actions majeures. Animés d’une volonté qui ne recule jamais, ils sont décidés à prendre leur destinée en main et bâtir enfin une terre d’élection.
« Récite, récite jusqu’à l’émersion du sang », car c’est ainsi qu’on peut mesurer la rage du désert surles faces ravagées des hommes. » Rachid Khaless s’acquitte de cette tâche par un travail originalsur sa propre voix (extrait de la préface)

 

dissidences2009 Dissidences
Sa voix s’impose d’emblée comme l’une des plus authentiques du paysage poétique marocain. Le poète poursuit un parcours personnel sans concessions, interrogeant constamment ses limites propres et les possibilités du langage. Et ce deuxième recueil s’inscrit dans un vaste projet de remises en cause.
« Je ne confonds pas le jour et son absence : je suis vif et mon sang me porte où meurt le vent, à me disséminer :
Parmi la tribu du pollen j’ai fait un milliard d’émules
Et nul ne sait avec quel vent je conspire pour essaimer vos coeurs de mes fleurs vénéneuses »

 

 

adam2015 «Quand Adam a décidé de vivre» (éditions la Croisée des chemins).
Ce roman parle de l’histoire de Adam Maâfouf. Soldat naïf, déclaré officiellement mort, ilentreprend des démarches inouïes pour se faire reconnaître de ses semblables

 

 

 

2016-Pour qu’allah aime Lou Lou
lou-louLou Lou, égérie du Continental, un bar que fréquentaient les Américains établis à l’époque àPort-Lyautey, est invitée par le narrateur, près de quarante ans après l’avoir quitté, à célébrer ses amours perdues, ses noces ajournées, dans ce même lieu qui a vu naître etmourir sonidylle avec un soldat yankee. Ce haut lieu de la fête, redevenu banal, va la conduire,d’évocation en évocation, à vivre un bonheur insoupçonné. Cette veillée improvisée estl’occasion pour le narrateur de disséquer les gestes et les paroles des occupants de ce bar éminemment romanesque, et de s’interroger sur le sens de la vie – une vie constamment menacée par les intégristes qui sévissent dans l’arène publique. Plus que le
récit, conduit demain demaître, c’est l’étincelle de beauté qui émane de chaque page quienchantera le lecteur


riree   Issam Eddine Tbeur

Sa présence à Orléans est incertaine. Ce qui n’empêche pas non plus de le présenter.

Issam-Eddine Tbeur est professeur agrégé de français, formateur à l’école  Normale Supérieure de Rabat, Lauréat à plusieurs reprises du prix de la nouvelle, dans le cadre de concours organisés respectivement par le magazine Tel-quel en collaboration avec Tarik Éditions (deuxième prix, 2007), l’institutfrançais de Casablanca (premier prix, 2008) et l’Association marocaine des Enseignants de Français (premier prix, respectivement en 2009 et 2010).Certains de ses textes ont été publiés dans le magazine Tel-quel et dans des
recueils collectifs :
2007 – départ Volontaire  grand prix de la nouvelle
2009, – Aïn Ayiss »,

nouvelle parue dans le recueil collectif Une ville uneœuvre, Anthologie de nouvelles sur les villes du Maroc, L’Harmattan
2012, Nom de quartier, le nom... »,

nouvelle parue dans le Volume II,intitulé Poème urbain, de l’ouvrage collectif Casablanca Œuvre ouverte, Le
Fennec
2013, « Le Repas de Noël »,

nouvelle parue dans le recueil collectif Nouvelles marocaines, Casa-Express Éditions, 2013

2015,
indexRires et insignifiance à Casablanca,

Truculentes, drôles, ces histoires servies par une plume inventive, nous plongent  dans divers milieux de Casa, captant au passage le pouls de personnages hauts en couleur et la respiration d’unMaroc en pleine évolution.
« Prenez une pomme de terre, mettez-la dans un verre d’eau, placez ce verredans un rayon de votre bibliothèque, il y pousse des roses naines : ce sont lesnouvelles d’une fluidité et d’une luminosité remarquables. C’est prouvé littérairement par I.-E. Tbeur dans son premier recueil de nouvelles Rires et insignifiance à Casablanca paru aux éditions La Virgule. Dans sa «nouvelle»liminaire, le narrateur, qui s’assimile à une pomme de terre, mêle l’exerciced’admiration littéraire à la réflexion sur la création et tout ce qui peutl’empêcher, l’angoisse du doute et l’auto-humiliation. D’emblée, une finecomplicité et une souriante sympathie sont nées entre l’auteur en herbe − lapomme de terre − et tous les aspirants écrivains qui sont les lecteurs. »
(Guilliz Mustapha dans Al Bayane le 4 8 2015)


Mounir Serhani

Agrégé de lettres françaises (ENS- Rabat), Mounir SERHANI est né à Ksar El Kébir en 1982.
Ancien boursier international de l’Ecole Normale Supérieure-LSH de Lyon où il a obtenu un masterde philosophie politique (L’interprétation de la Loi chez Averroès), à l’issue duquel il a été nommémajor de sa promotion, et un doctorat sur La relation gouvernants- gouvernés dans les miroirs desprinces arabo-musulmans. Il prépare actuellement un doctorat sur L’Evolution du style dans lesœuvres romanesques de J.M.G Le Clézio à la faculté Chouaib Doukkali à El Jadida- Maroc.Parallèlement, il est enseignant de français-philosophie dans les classes préparatoires littéraires(LSH), à Rabat et les classes préparatoires économiques et commerciales du Groupe La Résidence àCasablanca.

2008 -Bulles poétiques
2010 Etude de la Boite à merveilles,
ouvrage critique
2014-Je vais au noir silencieux poésie
2016 Il n’y a pas de barbe lisse- roman
https://www.youtube.com/watch?v=XIhxVRTOj_Q
il-n-y-a-pas-de-barbe-lisseZahra, jeune fille voilée avant même d’être pubère, souffre de la violence de son père, qui menace de la retirer de l’école à la moindre désobéissance. Ce père, tout à la fois haï et adoré, est unintégriste religieux à double discours, à double visage, et pourtant respecté de tous. Perdue dans unmonde hybride où les frontières entre le sacré et le profane sont brouillées, pourrat- elle se reconstruire, devenir femme un jour et vivre, enfin ? Grâce à sa meilleure amie, puis à son mari,elle renaîtra à une nouvelle forme d’amour, et à une religion tolérante et mystique. Mais peu- on enterrer à  jamais une enfance vécue dans la prison de l’inceste et de l’hypocrisie ?

 

nue-comme-nuit2016-Nue comme nuit (poésie)

L’amour sert de toile de fond a` ce recueil qui prend pleine conscience de la constance mortifere des « fausses etreintes » : « Je suis pauvre de toi » ou encore « Je t’offre un baiser, tu me le retournes couteau ». Une incessante ambiguite´ habite l’ecriture simple mais dechire´e de Mounir Serhani. « Je renaitrai de tes caresses » clame la voix positive, tandis que l’echo lui re´pond en arguant de la desperante « dissyme´trie de l’amour »…

 

 

La presse en parle

mag centre

L’intelligence de l’insolence : Driss Chraïbi

Si vous en avez assez de la littérature guimauve rose Barbie qui envahit nos supermarchés du livre, si vous ne voulez plus lire du merveilleux , du beau , du grandiloquent, du superbe que vous ne croisez pas dans votre rue , si vous êtes servi en amour et en cœur , si le dernier roman que vous avez lu vous a déprimé et oppressé , si vous avez déjà lu tous les prix de cette année ,

Goncourt , Fémina, Renaudot et j’en passe et des meilleurs sans doute, si vous avez déjà lu nos classiques , alors , sans nul doute , vous prendrez plaisir à lire un roman de Driss Chraïbi .

driss_chraibi       chraibidriss sheena-chraibi

     Driss Chraibi (1926-2007)                                   Sheena Chraibi, sa femme

                                                                   18 Mars 2017-Médiathèque d’Olivet

Ce romancier marocain, décédé il y a dix ans,  est un homme à rencontrer. Son insolence vous séduira : elle devient rare sous les plumes . Son intelligence vous guidera et formera : plus jamais , vous ne regarderez le monde et ses manipulations comme avant .L’oeuvre de Chraïbi est une œuvre de la révolte : révolte contre l’autorité sous toutes ses formes : autoritarisme, sexisme, paternalisme, colonialisme, racisme, dictature, et même pseudo-démocratie .

Pour dire cette révolte, il fallait une langue nouvelle : et Driss Chraïbi écrivit en 1954 le Passé simple , premier roman d’une œuvre qui ne s’achève qu’avec sa mort, un 1er avril 2007 et la parution de l’Homme qui venait du passé .

Si le passé passe et repasse dans les romans c’est qu’on nous ment sur celui-ci : il est donc urgent de revenir à nos origines, à l’Islam du temps de l‘Homme du Livre pour construire notre avenir . L’insolence se met au service de l’intelligence et le lecteur qui entre chez Chraïbi y est toujours le bienvenu : sa simplicité est générosité et son regard lucide n’en reste pas moins humain et humaniste .Un de ses célèbres personnages, l’inspecteur Ali vous convie à une belle leçon de cuisine : celle du monde , de ses secrets inavouables car peu moraux qui passent à table dans ses enquêtes pour le plus grand bonheur de nos têtes pensantes .Et puis, il y a le fameux tajine d’Ali … recette donnée à tout fin lecteur car tout écrivain, comme tout lecteur est un inspecteur du monde qui l’entoure .

Le consulat du Maroc et la mairie d’Olivet se sont associés pour vous permettre une rencontre rare :

Madame Sheena Chraïbi, sa veuve , et Tarik Chraïbi, un de ses fils, auront le plaisir de vous parler de l’oeuvre de cet immense écrivain

le samedi 18 mars 2017 de 10 h à 12h

à la médiathèque-bibliothèque d’Olivet-

365 Rue du Général de Gaulle

Espace Desfriches

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Quel plus bel hommage pour un écrivain que de faire entendre encore et toujours sa voix ? Je crois bien qu’il y aura aussi , dans ce beau lieu, quelques sourires d’intelligence et qui sait , des rires francs et émus ?

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Pour la petite histoire ce très beau lieu , est l’ancienne chapelle de l’orphelinat Sainte Marie à Olivet

Cette rencontre littéraire animée par Michèle Tessier, présidente de Diwan Centre est la première manifestation de la

Semaine de la langue française et de la francophonie

à Olivet. Espace Desfriches du 18 AU 26 mars

qui accueillera du  également deux autres diwanais :

Cette semaine est organisée en partenariat avec le Consulat général du Maroc à Orléans. Monsieur le Consul connait bien Sheena Chraibi car il a inauguré en 2007 en sa présence la première rue Driss Chraibi en France, dans le petit village de Crest- dans la Drôme- où Driss Chraibi a résidé pendant 19 ans.

Driss Chraibi : Quelques titres incontournables

passe-simpleLors de sa parution en 1954, ce livre fit l’effet d’une véritable bombe, tant en France qu’a Maroc qui luttait pour son indépendance. Avec une rare violence, il projetait le roman maghrébin d’expression française vers des thèmes majeurs : poids de l’Islam, condition féminine dans la société arabe, identité culturelle, conflit des civilisations. Vilipendé au début, commenté par des générations de lecteurs, il est enseigné depuis quelques années dans les universités marocaines. Dix-huit thèses de doctorat lui ont été consacrées à ce jour

 

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-Le-passe-simple/28627

 

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An 610, non loin de La Mecque. Sortant d’une caverne où il a passé quelques heures à méditer, un homme sent profondément que plus rien, ni en lui-même ni dans le cours du monde, ne sera plus comme avant.En arrière-plan se déploie une Arabie d’une somptueuse beauté, avec ses déserts, ses montagnes, ses tribus guerrières. Dans un récit de fiction à la poésie intense, Driss Chraïbi évoque la vie de Mohammed dans son aventure terrestre, avant qu’il ne devienne prophète de l’islam. 

 

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-LHomme-du-livre/24775

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L’inspecteur Ali n’est jamais pressé, même quand la sécurité du monde est enjeu. A fortiori quand une huile du gouvernement marocain le convoque pour lui annoncer une macabre découverte: un cadavre au fond d’un puits dans le patio d’un riyad, un palais de Marrakech. Entre deux bouffées de kif et quelques tajines épicés, Ali mène l’enquête grâce à son traditionnel réseau d’indics, composé de femmes de ménage, de chauffeurs de taxi et de caïds de la drogue. Mais il déploie cette fois ses antennes beaucoup plus loin que d’habitude, du côté de la France, des États-Unis et de l’Afghanistan. Qui est donc le mort du riyad, de quel réseau islamiste était-il le chef ? De la mafia marocaine aux coffres-forts des banques suisses, en passant par les hautes sphères du renseignement occidental, un gigantesque jeu de piste se met en place, où Ali progresse nonchalamment vers les secrets les mieux gardés de la planète.

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-Lhomme-qui-venait-du-passe/83522

indexLe narrateur, Brahim, écrivain de son état, grand amoureux de sa jeune femme écossaise, revient dans son Maroc natal après bien des années passées en France. Brahim est devenu mondialement célèbre avec le personnage de l’inspecteur Ali, hâbleur et provocateur, aussi expert en résolution d’énigmes policières qu’en analyses pertinentes et inattendues au sujet de l’Islam. Mais pour le moment, Brahim prépare à El-Jadida, au milieu des siens et de ses amis, la première visite de ses beaux-parents britanniques… Le choc de deux modes de vie est l’occasion d’une irrésistible galerie de portraits et d’un tableau de moeurs dont la loufoquerie n’occulte nullement la lucidité. Depuis le classique Civilisation ma mère, on connaît l’humour tendre et ravageur de Driss Chraïbi. Il illustre de manière lumineuse dans ce retour au bercail le vieil adage  » qui aime bien châtie bien « . Inch Allah.

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-Linspecteur-Ali

indexDeux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d’abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, foetal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétexte d’un haut comique. Puis Nagib, le frère aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s’intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s’habille à l’européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable : simple et pure, drôle, et toujours tendre.

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-La-Civilisation-ma-Mere-/86422

 

Sur les traces de l’émir Abd El Kader à Amboise

p1090900-rotated Dans le salon de musique du Château

p1090902-rotatedd’Amboise :

Photo de l’émir devant une porte du Château . (Gustave le gray)

-Portrait de l’émir  au fusain (d’après Ange Tissier)

 

 

 

 

En ce samedi 24 Janvier presque ensoleillé,  l’Association Solidarité Loiret Algérie ASLA, nous a proposé de partir sur les traces de l’émir Abd El Kader à Amboise.

L’émir Abd El Kader vous connaissez ? A la tête d’ une confédération de tribus de l’ Oranie dont il était le sultan depuis 1832, il a tenté pendant quinze longues années de bouter les Français hors de ce qui n’était pas encore l’Algérie. Et comme Jeanne qui bouta les Anglais hors de ce qui n’était pas encore la France, cela fait de lui un mythe fondateur de la nation algérienne. Comment échapper à l’idéologie quand on parle d’un personnage mythique ? Premier nationaliste algérien, symbole du combat contre le colonialisme   selon les uns, premier harki, traître et vendu à la France selon les autres. Gardons-nous des anachronismes! .En 1847 date à laquelle, isolé, abandonné par ceux qui l’avaient soutenu, l’Algérie n’était pas encore une nation, et il n’y avait pas de harkis. La France elle même encore très instable n’en avait pas  vraiment fini avec la royauté, passant des barricades de 1830 aux barricades de 1848 et à la véritable révolution qui instaura la seconde République.

La place Emir Abd El Kader à Alger

img_pres_long_4405Mais revenons en au chef de guerre Abd El Kader. Ce qui est certain c’est qu ‘il est à la fois un intellectuel curieux de toutes les sciences et surtout qu ‘il était très pieux. C’est d’ailleurs à un islam ouvert aux autres religions qui rappelle le temps mythique des Omeyyades qu ‘il consacrera la seconde partie de sa vie. Maître soufi,  il deviendra au fil des ans un maître spirituel reconnu. Une partie de son enseignement sera consignée par ses disciples dans « le Livre des haltes » .

L’émir souhaite donc  être exilé avec les siens en terre musulmane, à Alexandrie ou à Akka, étape sur la route de la Mecque. Le général Lamoricière qui a reçu sa reddition l’avait écrit : « j’ai l’ordre du fils du roi, que Dieu le protège,de te donner le passage à Alexandrie ou à  Saint Jean d’Acre, on ne te conduira pas autre part. ». Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer!  Les promesses n’engagent que ceux qui y croient,  Et savez-vous où la France -perfide traîtresse va l’exiler ? Et bien en France naturellement ! Lourdeur de l’administration qui attend des ordres, intérêt à le garder au chaud en France, difficultés à obtenir le feu vert des ottomans et des égyptiens ? Le bateau est détourné vers Mers El Kebir, puis Oran. Changement de bateau, direction Toulon où le séjour provisoire durera trois mois.

Et comme l’émir est accompagné d’une petite centaine de personnes (mère, femmes, enfants, serviteurs, partisans fidèles), il faut trouver un lieu pour cette assignation à résidence, euphémisme désignant l’emprisonnement de l’émir et de sa « smala ». Quoi de mieux qu’un château bien gardé? Après Toulon, ils passeront huit mois dans le château fraîchement rénové, mais néanmoins inadapté de Pau. L’émir accepte les visites mais il  ne bougera pas de ses appartements, refusant la promenade, continuant à réclamer son extradition en terre musulmane « Je suis en deuil et un Arabe en deuil ne quitte pas sa tente ; je suis en deuil de ma Liberté, je ne quitterai donc pas ma chambre ». De toutes façons Pau est bien trop près de la frontière espagnole. De crainte qu’il ne lui vienne à l’idée de s’échapper, on se décide pour le château d’ Amboise.

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Qui a visité les châteaux de la Loire, sait combien il y fait froid et combien les cheminées peinent à réchauffer les murs empreints d’humidité, raison pour laquelle d’ailleurs les rois n’y séjournaient pas toute l’année. Celui d’ Amboise, construit du temps de Louis XI a connu ses heures de gloire au XV° et XVI ° siècle mais à l’époque où l ‘émir et sa suite sont débarqués à Amboise, il ne subsiste comme aujourd’hui plus qu’un cinquième du château original. Le bâtiment que nous visitons aujourd’hui restauré, remeublé, a encore fière allure, mais en 1848 il était totalement insalubre et infesté par les rats.

Bien loin d’une prison dorée qui fait aussi partie de l’imaginaire collectif.

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Grands princes.., nos gouvernants font aménager une dizaine de pièces dans le château vidé de ses meubles. L’émir sa mère et ses épouses sont installés dans ce qui avait été les appartements  royaux. Cinq pièces dont quatre dans la grande salle du Conseil, voûtée et glaciale. On peut aisément imaginer les effets de cette promiscuité, les rivalités et les tensions entre les épouses rivales. Au demeurant, seul l’émir et sa mère auront droit à un lit, car il est bien connu que les nomades dorment sur des paillasses à même le sol. Le reste de la suite s’entassera tant bien que mal au premier et dans une autre aile du château. Dans leur grande sollicitude nos autorités font aussi construire un minaret aujourd’hui disparu.

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1-La salle du conseil= 4 pièces (chambre de l’émir au fond, une pièce pour chaque femme, ses enfants, ses domestiques. 2-L’emplacement de l’ancien minaret sur la tour -3- L’une des deux cheminées de la salle du conseil.

On dit que les habitants d’Amboise où il ne devait pas se passer grand-chose, très fiers d’accueillir en leur cité un  sultan, s’étaient habitués au muezzin et même qu’ils l’appréciaient. Deux cent militaires se relayent jour et nuit pour la garde. Il est interdit aux prisonniers  de sortir de l’enceinte du château.  Les femmes refusent de toutes façons  d’utiliser la parcelle du jardin qui leur est réservée à l’abri du regard des hommes. Pendant deux ans personne ne mettra le nez dehors.

Carences,  rachitisme, rhumatismes, dépression, choléra, la situation sanitaire est désastreuse : durant les quatre années de réclusion au château d’ Amboise, vingt cinq personnes vont trouver  la mort. Deux domestiques (l’un noyé dans la Loire, l’autre frappé par le choléra), sept femmes dont la 3° épouse de l’émir, seize enfants dont quinze nés au Château et décédés en bas-âge. Les autorités commencent à s’émouvoir de la situation devenue ingérable et indigne du pays des droits de l’Homme : après moultes péripéties, un médecin inspecteur finit par proposer des mesures qui prendront effet en 1851 : trois poêles , une interprète, une sage femme , le droit de sortir en promenade dans la campagne sous escorte pendant trois heures. Mais les femmes persisteront dans leur repli jusqu’à leur départ le 16 Octobre 1852, date à laquelle Napoléon III finit pas les libérer et leur accorder l’exil. Ils pourront enfin rejoindre Damas en Syrie.

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Ange Tissier : Napoléon III annonçant à l’émir Abd El Kader sa libération au Château d’ Amboise le 16 Octobre 1852.

En 1860 l’émir Abd el-Kader interviendra   pour arrêter le massacre des chrétiens de Damas par les Druzes. Le « meilleur ennemi de la France » sera fait grand-croix de la Légion d’Honneur  et titulaire de l’ordre de Pi IX.

Si vous visitez le château d’Amboise, ne manquez pas de  monter au Jardin d’Orient, un lieu symbolique où reposent ces oublié-e-s de l’histoire qui ont subi leur destinée : l’exil, la séparation, le froid, les maladies, les deuils.

p1090911-rotatedUn monument funéraire surmonté d’un croissant avait été constuit dès 1853 dans le parc du château en guise de cénotaphe pour les 25 membres de la suite de l’émir morts à Amboise. C’est  là qu’en 2005 Rachid Koraicihi, plasticien algérien a imaginé  un aménagement paysager  à leur mémoire   il est composé de 25 stèles, taillées dans des pierres  d’Alep (Syrie), et gravées d’hymnes à la paix et à la tolérance extraits du Coran. Les végétaux complétant ce lieu de méditation ont été choisis pour faire référence aux influences culturelles méditerranéennes et souligner la constance des valeurs universelles de tolérance prônées par Abd el-Kader.

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Yennayer, le nouvel an amazigh (« berbère »)

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C’est décidé nous allons fêter cette année le nouvel an amazigh à Orléans. C’est la première fois et la ville d’Orléans  vient de rejoindre les grandes villes françaises qui célèbrent « Yennayer » . Ce projet nous l’avons monté à trois associations : Diwan-Centre, Ibtissama, et Ama France. Une quatrième nous a rejoint : Saveurs sucrées Salées. Il n’aurait pu se réaliser sans le concours de tous les partenaires :  l’Aselqo Rouget de l’Isle qui nous accueille dans ses locaux, les artistes et artisans présents  et sans le soutien matériel et financier dans des délais très courts

  • de la Mairie d’Orléans et de ses services techniques
  • de la  Chaabi Bank
  • du Crédit Mutuel .

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« Yennayer », un mot qui sonne comme «janvier, Januar, january, gennaio,.. ». Pas étonnant puisque ces mots viennent du mot latin «ianurius», lui-même nommé en l’honneur du dieu romain Janus.

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Yennayer, qui tombe  le 12, le 13 ou  le 14 janvier selon les pays, correspond au solstice d’hiver. C’ est le premier jour de l’année, pour les amazighs et les utilisateurs d’un calendrier de type agraire employé  avant et pendant  la période romaine. Ainsi Tertullien qui vécut entre moins 150 et moins 230 avant JC évoque   « la fête  des calendes de janvier  » célébrée chaque année à Carthage par les autochtones que les romains nomment « barbares ».

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Ce calendrier solaire basé sur les saisons et les récoltes  est pourtant  proche du  calendrier  julien, introduit par Jules César en 46 avant JC , un calendrier pensé par des scientifiques qui a remplacé le calendrier romain dont le premier mois était Mars.  

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Le calendrier julien est encore utilisé de nos jours par les coptes égyptiens et par les orthodoxes qui n’ont pas adopté notre calendrier grégorien en 1582. Il ne reprend pas le calendrier musulman, qui repose sur des mois lunaires. 

Le calendrier amazigh qui valide la pratique du calendrier agraire  a été adopté par l’Académie Berbère , qui a travaillé à Paris de  1966  à 1978  : A  sa tête le militant algérien Ammar Negadi, qui a aussi œuvré pour l’adoption de l’alphabet tifinagh.   Le calendrier amazigh  commence en 950 avant Jésus-Christ, date à laquelle le roi berbère Chachnak Premier,originaire de la tribu berbère des Mchaouch  devint pharaon d’Egypte.

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Ni 2016, ni 1438, mais 2966 . Une façon de rappeler qu’il y a des cultures dominantes et des cultures dominées et que la culture amazigh a résisté au temps et à tous les mouvements de population. Une résistance symbolisée par Dihyia, plus connue sous le nom de Kahena, souvent comparée à notre jeanne d’Arc, reine guerrière zénète des Aurès , qui combattit vaillamment les envahisseurs arabes omeyyades au 7° siècle, mais ne parvint pas à les débouter..

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Il y a de nos jours des populations de culture amazigh  de la Méditerranée au Sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil, c’est  à dire sur un territoire très vaste, mais elles sont inégalement réparties. La carte montre que les touaregs occupent l’espace le plus étendu, mais ils sont peu nombreux en regard du Maroc (20 Millions) et de l’Algérie (13 millions). Il n’y a pas une seule  langue amazigh , mais une trentaine de dialectes dérivés d’une langue ancienne appelée « lybique ». Ces dialectes  s’écrivent majoritairement en caractères tifinagh, un système d’écriture conservé par les touaregs. On estime à environ 45 millions le nombre de locuteurs berbérophones dans le monde.

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Libres et rebelles les « imazighn » ! L’ « Amazigh », homme libre symbolisé par la lettre Z du tifinagh. Voilà qui les définit certes mieux que le mot « berbère », déformation du mot « barbare » utilisé par les Grecs, les Romains, les historiens arabes  et plus tard les colons européens. Le mot « berbère », plus connu du grand public  a cependant perdu entre temps sa signification ethnocentrique.

Yennayer donc, c’est le début du solstice d’hiver. Le soleil entame sa remontée. Les jours encore très froids  rallongent et instaurent l’espoir d’une meilleure année. Yennayer est le Roi des mois, parce qu’il ramène la neige qui couvre les terres de son burnous blanc dans les régions montagneuses . Un hiver sans neige , et la terre sera sèche en été , les récoltes maigres et on aura faim. Alors, pour se concilier les bonnes grâces du roi Yennayer, les femmes chantent la chanson de Yennayer .et craignent la «vieille» qui a eu l’audace de se moquer de lui . Mal lui en a pris  d’ailleurs : elle a été emportée avec sa chèvre dans les flots d’un orage vengeur .

Des traditions berbères liées au changement de l’année se retrouvent dans plusieurs régions d’Afrique, voire du bassin méditerranéen. En effet elles se rapprochent de nos  traditions du Carnaval . Etrange coincidence! Notre  carnaval, qui débute le 6 janvier,  est lui même hérité des Lupercales des romains.

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La veille de Yennayer, donc le 12 Janvier, on chasse «amghar ouchouqyaye» et on l’accuse de tous les maux de l’année écoulée. Pour 2016 il y aura de quoi faire ! Une défilé débute à la tombée de la nuit, la procession, portant masques et haillons, passe de maison en maison, demander des fruits secs, des sucreries. Le premier soir on prépare

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des beignets « sfenj »  et des crêpes « baghrir » qui  s’appellent aussi « mille trous » parce que la pâte est levée. Le lendemain on prépare le couscous aux sept légumes et viande de volaille, si possible du  coq. Les traditions sont nombreuses et peuvent varier d’un pays et d’une région à l’autre. Dans certaines régions, la célébration de Yennayer dure jusqu’à trois jours. Chaque jour on  prépare un plat différent :

Les masques symbolisent le retour des morts sur terre. Il faut d’ailleurs penser aux invisibles. C’est pourquoi on se doit de déposer des fruits secs à des endroits précis de la maison, par exemple le seuil de la maison, ou le pied de l’olivier.

C’était.. le 15 Janvier à l’Aselqo Rouget de L’Isle  à Orléans        !086

Diwan Centre                               AMAF France                      Ibtissama

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Quelques  stands

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Voix d’Orléans – Les rencontres de la francophonie

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Les Voix d’Orléans –

Rencontres de la francophonie

Comment les femmes pensent-elles le monde ?

Comment le monde pense-t-il les femmes ?

On connaissait Orléans comme la ville de Jeanne d’Arc. Elle qui fut une des premières femmes à porter l’armure pourrait être l’égérie des féministes.  Ces Voix d’Orléans autour de la cause des femmes sont-elles celles de Jeanne ? En tout cas  voilà un titre  particulièrement bien inspiré pour ces premières rencontres francophones orléanaises, un événement qui va faire date.

Orléans,  ville chaleureuse, ouverte sur le monde et tournée vers l’avenir, Orléans, LA ville qui aura osé mettre des mots sur les maux.

Orléans, la ville  qui combat la renaissance des obscurantismes et  donne la parole à ceux et celles qui dans leurs pays subissent de plein fouet ces reculs, à ceux et celles qui combattent la xénophobie et réfléchissent sur la base des valeurs qui ont inspiré le siècle des Lumières.

Voilà qui nous honore.

Impossible de rendre compte dans cet article de la richesse de ces deux jours de débat avec des intellectuel-le-s français-e-s et francophones, venu-e-s de 16 pays différents sur la question fondamentale de la place des femmes dans ce monde à l’aune des valeurs de l’humanisme.

Vous remarquerez au passage que j’évite de devoir appliquer la règle du masculin qui l’emporte, une règle d’ailleurs remise en question dès le premier jour du colloque : Au 16° siècle on écrivait : « les hommes et les femmes sont belles », en accordant le verbe avec  le nom plus proche.

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Demain peut-être à Orléans un  « Parlement des écrivaines francophones ? »

Je retiendrai parmi les moments marquants et  émouvants la table ronde animée par la brillantissime Fawzia Zouari, écrivaine, et journaliste à Jeune Afrique. Autour d’elle quatre femmes francophones et créatrices Maram El Masri (Syrie), Nadia Sebkhi (Algérie), Annie Djamal (Tunisie)  et Roula Azar Douglas (Liban) pour parler de leur rapport à l’écriture, à la langue et la culture française et de leur position pas toujours simple d’écrivaines francophones engagées dans leurs pays d’origine.

A l’issue du débat, Fawzia a elle aussi entendu une voix : Une voix qui lui soufflait l’idée d’un « parlement des écrivaines francophones », une voix multiculturelle qui ne partirait pas de Paris, mais d’Orléans. Relèverons- nous le défi ?

Télécharger le Programme et la biographie des intervenants sur calameo.

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Édition 2016 du festival

Printemps & Cinémas de la Méditerranée

aux « Couleurs méditerranéennes dans un monde qui bouge »

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La préparation du festival PCM 2016 entre dans sa phase finale :

1/ Il s’étend à d’autres localités de la région : Orléans (cinéma les Carmes, ASELQO), Montargis (AlTiCiné), Beaugency (le Dunois).

2/ Le collectif d’associations s’élargit aux  « Cramés de la Bobine » de Montargis.

3/ Dates à retenir : du 17 au 30 avril 2016

4)pour télécharger la plaquette du programme

Lieux

lesCarmes leDunois AlTiCiné ASELQO
Cinéma les Carmes Le Dunois – Beaugency AltiCiné – Montargis Aselqo Gare & Ste Beuve

Programme

 

Ci dessous synopsis des films et bandes annonces .

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Homeland Irak.. bande annonce

Une fresque puissante d’Abbas Fahdel qui plonge pendant deux ans dans le quotidien de sa famille peu avant la chute de Saddam Hussein (1° partie), puis au lendemain de l’invasion américaine de 2003 (2° partie).

Dimanche 17 Avril-13h 30

+ débat

Cinéma les Carmes-Orléans

et aussi à .. alticiné montargis

Blanca Nieves bande annonce

En Espagne, dans les années 20, Carmen, dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre, fait une rencontre insolite avec une troupe ambulante de nains Toreros qui vont l’adopter et lui donner le surnom de «Blancanieves ». Film à ne pas manquer , en noir et blanc, muet.

Mardi 19 Avril-19h 30

Cinéma les Carmes -orléans

10949 femmes bande annonce

À Alger, Nassima Hablal, héroïne oubliée de la révolution algérienne, raconte, comme une grand mère parlerait à sa petite-fille, son histoire de femme dans la guerre, sa lutte pour une Algérie indépendante.

Mercredi 20 Avril 19h 30

En avant première  et en présence de  la réalisatrice Nassima Guessoum

Cinéma les Carmes Orléans

Self made bande annonce

Deux femmes de Jérusalem, qui ne se connaissent pas, toutes deux en recherche, sont amenées par accident à échanger leurs identitévies. La première est une artiste israélienne plasticienne d’avant-garde , l’autre, une ouvrière palestinienne…..

Dimanche 24 Avril 10h

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D’1 pierre 2 coups bande annonce

À l’annonce d’un décès d’un homme qu’elle a connu en Algérie, Zayane, 75 ans qui n’est jamais sortie de sa cité depuis son arrivée en France part récupérer une boîte qu’il lui a léguée : c’est la découverte par ses enfants d’un pan entier de sa vie.

Avant première ,rencontre avec la réalisatrice  Fejria Deliba

Cinéma les Carmes Orléans

Tabou  bande annonce

Fantastique voyage sur la mémoire (celle du cinéma, de l’Afrique colonisée mais aussi mémoire personnelle). Une séquence qui mélange sociologie et fantastique, histoire des peuples et fantômes amoureux.

Lundi 25 Avril 19h

Cinéma les Carmes Orléans

Redemption bande annonce

Quatre personnages d’époques ou de pays distincts dévoilent leurs âmes en voix off, à travers des lettres et des textes intimes.

Lundi 25 Avril 19(après « Tabou »)

Cinéma les Carmes -Orléans

La moitié du ciel bande annonce

Dans les années 1970, le poète Abdellatif Laâbi est arrêté pour délit d’opinion, torturé et condamné à dix ans de prison. Sa femme, Jocelyne, une enseignante française, se mobilise pour sa libération.

Mardi 26 Avril 19h

Cinéma les Carmes  Orléans

leDestin jeSuisLePeuple goodLuckAlgeria lesFemmesDuBus678
Le destin bande annonce

Au XIIième siècle, le calife El Mansour, désirant amadouer les intégristes, ordonne l’autodafé de toutes les œuvres du philosophe Averroès. Les disciples et les proches de ce dernier décident d’en faire des copies et de les passer à travers les frontières. Un film au contenu très actuel !

jeudi 28 Avril -18h 30

Cinéma les Carmes Orléans

je suis le peuple bande annonce

Un voyage politique au long cours, profond mais aussi plein de promesses pour le peuple égyptien à travers un dialogue complice entre un paysan égyptien Farraj et la réalisatrice qui le suit, caméra à l’épaule.

Samedi 30 Avril 18h

cinéma les Carmes-Orléans

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Une comédie où deux amis d’enfance se trouvent avoir un pied en Savoie et un autre en Algérie. Le sport (ski de fond ) fait le lien entre les cultures, les racines, les hommes, la famille, le boulot.

Lundi 29 Avril -20h

Cinéma le Dunois -Beaugency

Trois femmes d’aujourd’hui, aux vies totalement différentes, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Mais qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

 

« Encore et encore » : un événement Diwan-Centre autour de la danse

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camera LOGOS spedidam 2009

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La démarche initiale de Diwan Centre repose sur une idée simple:  c’est parce qu’il y a une différence qu’il peut y avoir une rencontre. C’est donc sur cette envie de multiplier les espaces et les moments de rencontres que s’est construit le projet de notre  association.

La soirée « Encore et encore » est le troisième volet d’une série qui a voulu présenter lors d’une même soirée  des artistes venus d’horizons et de cultures différentes, concrétisant notre envie  de faire des ponts entre les cultures . Un fil rouge  pour faire le lien :

Voix de femmes

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 Le Samedi 11 Avril 2009 en cette même Maison des Arts & de la Culture St Marceau d’ Orléans, qui  nous accueillera le 9 Avril ,  Diwan-centre a mis en perspective deux groupes d’artistes rassemblés respectivement autour d’une chanteuse. L’une faisait raisonner la plainte du fado, l’autre faisait retentir l’énergie mais aussi la mélancolie de la tradition italo-tzigane.

La méditerranée s’accorde

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Le samedi 31 mars 2012 à la salle Albert Camus Orléans, Diwan-Centre présentait un voyage musical méditerranéen entre la Syrie et l’Espagne au son du luth et de la guitare.Au luth, Mohammed Ali, originaire de Tartus (Syrie) et premier luthiste du groupe Al Almin (Association Lorraine de musique et instruments du monde), répondait, à la guitare, Daniel Barba Moreno. Lui-même originaire de Jerez de la Frontera, cet artiste s’est produit à travers toute l’Andalousie. Il interprète un flamenco populaire, chargé de l’empreinte de la présence arabe en Espagne.

duo improvisé entre daniel barba moreno et Mohammed Ali

Alors ,voilà donc un troisième volet, un troisième fil rouge, après celui du chant au féminin, après celui des cordes et des musiciens qui les font vibrer, vient un moment de rencontre autour de la danse.

Deux artistes, deux danseuses viendront montrer, démontrer comment l’expression du corps peut nous renvoyer à une nécessité, celle de répéter qu’il nous faut entretenir notre flamme intérieure, encore et encore, encore et toujours.

Les artistes

Jasmina PROLIC

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Née à Sarajevo, Yasmina a vécu en Bosnie jusqu’à l’éclatement de la guerre en 1992. Diplômée du Conservatoire National de Paris,  elle a travaillé  avec différents chorégraphes de renom tels que Jean Claude Gallota, Joachim Schlomer, Maguy Marin, ou Palle Granhoj en France, Suisse, Allemagne, et au Danemark, et a tourné avec ces compagnies dans le monde entier.

En 2002 elle a finalement crée sa propre compagnie : la compagnie Jasmina à Orléans.

Elle anime  régulièrement des ateliers de danse contemporaine en milieu scolaire et universitaire,et  hospitalier, ainsi que dans le cadre de résidences et tournées de la compagnie, pour des danseurs amateurs et professionnels. Elle est par ailleurs artiste associée à « Danse au Cœur », association pour la promotion de la danse à l’école.

Grâce à son implication dans deux pays et dans plusieurs réseaux artistiques, elle peut créer des liens et mettre en place des ponts entre les cultures. En 2007, elle a par exemple organisé les « Rencontres Chorégraphiques des Balkans » à Orléans où elle a invité des danseurs de Slovénie, Macédoine, Croatie, Serbie et Bosnie-Herzégovine. A la suite de cet évènement, elle a mis en place un important projet de coopération européenne dans le domaine de la danse avec la Croatie, la Hongrie et le Portugal, qui a eu lieu entre Juin 2009 et Juin 2011.

Jasmina s’intéresse à l’existence, aux histoires des êtres. Elle se heurte au monde. Un monde violent et parfois absurde. Un monde où le déracinement oblige à chercher au fond de soi l’énergie de se battre pour sa survie. Elle trouve chez des écrivains comme le libanais Amin Maalouf, ou encore les Yougoslaves Mesa Selimovic, Danilo Kis et Alexandre Tisma, matière à réflexion sur des sujets qui la touchent de près : l’identité, la communication et la paranoïa, la culpabilité des survivants, la destruction, la déconstruction, la déformation.

Des cultures balkaniques, elle garde un certain goût pour la spontanéité, l’expressivité, la théâtralité. Sa gestuelle est marquée par l’alternance entre maîtrise et lâcher prise, conscience et inconscience, précision et imprévisibilité.

Originaire d’un pays où la danse contemporaine est encore embryonnaire mais où les rites collectifs sont marqués par la rencontre des traditions orientales et occidentales, Jasmina Prolic cherche à établir un dialogue avec un large public pas nécessairement sensibilisé à la danse contemporaine.

Le 9 Avril elle nous présentera un spectacle en solo  intitulé « Sarajevo, 25 Avril, dix heures du matin ou pourquoi  » qui a remporté le premier prix au concours des jeunes chorégraphes de France à Albi.

Cécilia Cappozzo

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Pianiste de formation , « la Cecilia » a découvert le flamenco à Tours à l’âge de 19 ans et est partie vivre à Jerez de la Frontera pour mieux connaître cet art .

Depuis son retour en France elle  fait connaître le flamenco traditionnel en proposant des cours, des stages et des spectacles, en gardant toujours à l’esprit la générosité et la force inhérentes à cet art.

Le 9 Avril prochain elle nous présentera un nouveau spectacle en AVANT PREMIERE .Elle sera accompagnée de trois musiciens et un chanteur. Ce spectacle exceptionnel n’est pssoble que grâce au soutien de la région Centre et de Spedidam à la création de spectacles.

le site de Cécilia

Alors, aucune hésitation.  Réservez dès maintenant votre soirée du 9 Avril . Pour ceux qui ne connaissent pas,  la MAM se trouve à coté du Lycée Peguy. La participation aux frais pour ces deux spectacles de qualité , qui se répondent   est de 15 Euros , tarif réduit pour les étudiants et les chômeurs.  Vous pouvez

  • vous inscrire à l’événement annoncé sur notre page facebook en cliquant sur « j’y vais »         https://www.facebook.com/events/1083972054988273/
  • nous envoyer un message de réservation  à l’adresse e mail de l’association avec vos noms , prénoms,  adresse, téléphone

Fouad Laroui : Identité , altérité et un peu de Bach

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La salle d’honneur de l’hôtel Dupanloup était comble ce vendredi  15 janvier pour accueillir le talentueux Fouad Laroui, cet écrivain doué en diable, couronné de nombreux  prix littéraires, qui se définit lui même comme un « marocain des polders » .

Une pensée taraude sans doute ceux qui ont manqué l’évènement littéraire orléanais de ce début d’année,  venu éclairer l’actualité morose entre le bourbier syrien, les faux dévots kamikazes, les fiches S,  le réchauffement climatique et pour toute consolation la famille Le P.. ,le père , la fille-, la petite fille- Tiens il manque le Saint Esprit- et la déchéance finale!  Fouad Laroui allait-il  nous aider à trouver  des réponses réconfortantes aux questions éternelles :  » Qui suis-je? D ‘où viens-je ? Où vais-je ? » . Et que diable cachait ce titre mystérieux : « identité, altérité et un peu de Bach » ?

Il lui arrive d’être sérieux.

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D’aucuns l’attendaient sur la question de l’islamisme qu’il a étudiée dans son traité « de l’islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux »  paru en 2006. Dix ans après la parution de cette étude, ses prises de position ont évolué, comme on a pu le constater lors de l’émission d’Arte. Mais  ce soir là,  ce ne fut point le cœur de son propos.  Cinquante ans plus tôt victime innocente  du climat malsain de la guerre d’Algérie, le cinéaste algérien Khateb Yacine s’était fait huer par le public orléanais en ce même Hôtel Dupanloup.  Nulle intention donc d’enfourcher le cheval de Jeanne d’Arc pour embrocher  les barbus de tout poil, qui le défrisent, ni d’évoquer de but en blanc  les questions qui fâchent comme celle du drame linguistique marocain, qui lui tient pourtant à coeur.  Ecraser l’infâme, il ne s’en prive guère, mais avec élégance et  légèreté !

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Fouad Laroui est un narrateur, un conteur, qui d’anecdote en anecdote nous a  balladés dans son histoire personnelle, et fait  rencontrer ceux et celles qui ont inspiré les personnages de ses romans et nouvelles, du ministre saoul inaugurant le festival africain de Khouribga, à la femme la plus riche du Yorkshire qui héberge son ex-mari dans sa cabane au fond du jardin,  rien n’échappe à sa verve et sous sa baguette magique la vie devient un éclat  de rire.

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D’ailleurs
il ne serait pas  étonnant de retrouver ses aventures orléanaises dans un de ses  prochains romans. Vous aurez tous compris que son identité est synonyme d’altérité. Une altérité, semble t-il plus facile à assumer, aux Pays-bas que dans son pays natal où « radio trottoir » fonctionne à la vitesse de la lumière ou dans notre pays, où l’identité passe par des tiroirs bien cloisonnés. « Arrivé aux Pays-Bas en étranger, je suis devenu néerlandais, tout en restant ce que j’étais. Un Marocain ayant étudié en France, un scientifique cosmopolite devenu écrivain, qui s’est fondu dans une société curieuse de l’autre. On imagine mal la fluidité des élites néerlandaises, si différentes des nomenklaturas françaises »

Et Bach  dans tout cela? Ah , la messe en si mineur ,ou mieux la passion selon saint Mathieu  jouée par une famille de pasteur, celle que l’on écoute les yeux fermés ! Y a t-il quelque chose de plus beau au monde ?

 Passion selon Saint Mathieu -Erbarme dich mein Gott!

Nous laisserons à  Fouad Laroui le mot de la fin.

le mot de la fin en images

 

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Diwan-Centre invite Fouad Laroui

   Un évènement Diwan-Centre  en partenariat avec  l’Université d’Orléans

                                              Fouad Laroui à Orléans !

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Si vous ne connaissez pas Fouad Laroui, alors précipitez-vous chez votre libraire préféré et faites vous plaisir! Ses écrits sont un régal, un pur moment de bonheur. Vous n’avez que l’embarras du choix. Titulaire de la grande médaille de la francophonie de l’Académie française, Prix Goncourt de la nouvelle en 2012″, prix Jean Giono en 2014, Fouad Laroui est l ‘étoile montante de la littérature marocaine d’expression francophone .

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extrait et présentation video par l’auteur

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extrait et présentation video par l’auteur

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présentation par l’auteur

Et comme si cela ne suffisait pas , il est aussi chroniqueur à la radio marocaine Medi 1 et chroniqueur littéraire à jeune Afrique. Lisez le ou écoutez le !: Vous trouverez sous les liens de petits bijoux propres à vous faire pleurer de rire.

les dix dernières émissions de Fouad Laroui sur med1

chroniques de Fouad Laroui dans « Jeune Afrique »

Fouad Laroui est  profondément multiculturel .

Né au Maroc, il a baigné dans la culture française , pour avoir fait toute sa scolarité au lycée français de Casablanca, puis en France à l’école des Mines et à l’école des Ponts et Chaussées. Sorti ingénieur, il travaillera quelques années dans l’industrie des phosphates. Mais  les richesses culturelles l’intéressaient plus que  les richesses du sous-sol marocain. En 1989 il  change de vie et de pays et séjourne quelques années  à  Cambridge, puis  à York. Désormais docteur en sciences économiques il finit par s’installer en Hollande  où il enseigne d’abord l’économétrie, puis les sciences de l’environnement. Après avoir assuré trois ans le cours de culture arabe à l’université d’Amsterdam, il y enseigne aujourd’hui la littérature française et francophone. Ecrivain d’un « pays sans frontières », il considère que « nous sommes tous des migrants qui nous tendons les uns les autres un miroir, le long d’un chemin… ». Ceci n’ empêche d’ailleurs nullement ce caméléon, surdoué des langues, de mettre au centre de sa réflexion la question de l’identité.

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Fouad Laroui, poète néerlandais

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Le style Laroui

Fouad Laroui porte un regard corrosif sur le monde d’aujourd’hui. Son  humour, teinté de tendresse pour décrire les travers de notre société, c’est sa façon de « dénoncer la bêtise sous toutes ses formes, la méchanceté, la cruauté, le fanatisme et la sottise. » Il ne se prive pas de se gausser  de la société marocaine,  mais  il le fait avec tact et finesse. Comique de situation, quiproquos, jeux de mots, néologismes contribuent  à créer une certaine  distanciation qui le préservent du propos sentencieux ou militant. Ses livres sont  appréciés de part et d’autre de Gibraltar .

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extrait et présentation par l’auteur

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extrait et présentation par l’auteur

On le compare parfois au regretté Driss Chraïbi avec lequel il partage cette façon de faire de  notre réalité un réservoir d’histoires absurdes, drôles et tragiques à la fois. La comparaison s’arrête là.  Laroui n’a pas besoin de comparaisons. Laroui joue avec les mots comme le conteur sur la place, surfe avec l’absurde pour mieux se moquer. Dommage pour ceux qui ne comprennent pas son humour!

Humaniste, il pourfend de sa plume  l’islamisme et le  totalitarisme religieux avec ce même  humour qui le caractérise. Et comme c’est péché de rire tout seul cet article est l’occasion de vous en faire profiter un peu. Une petite sélection..

« le big bang papal »    « les poulets du halal »       « hooligans et talibans »

« barbares d’ici et d’ailleurs  »     « la croix et la bannière »

  

Plus sérieusement il a consacré un an de sa vie à la déconstruction du discours intégriste et de son cortège d’interdits religieux.

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interview de l’auteur .

émission 28 Minutes sur arte-le 17 décembre 2015-( à 14 minutes 03 un débat sur le djihadisme. Invités : Fouad Laroui et Olivier Roy

« C’est quoi l’islamisme ? L’utilisation politique de l’islam ? Bien sûr. Mais nous allons plus loin c’est la dénaturation d’une foi, c’est l’exact contraire de la foi. Et c’est surtout une construction qui semble solide mais qui ne repose en fait sur rien. Du sable, du vent, un mirage, comme vous voudrez. C’est ce que nous voudrions démontrer ici. . » (extrait de l’introduction)

« Identité, tolérance, respect de l’individu , voilà trois valeurs qui m’intéressent parce qu’elles sont malmenées ou mal comprises dans nos pays du Maghreb et peut-être ailleurs en Afrique et dans les pays arabes.  » (Le magazine littéraire -Avril 1999).

Rendez -vous le 15 Janvier à Orléans 18 h 30 à l’ Hôtel Dupanloup  !

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Cet évènement Diwan-Centre est organisé en partenariat avec  l’Université d’Orléans et  le Centre International Universitaire pour la recherche qui nous accueillera dans ce lieu magnifique. L’  ancien palais épiscopal  du 17°/18 ° siècle, symbole de la France humaniste et laïque, dédié aujourd’hui  à l’accueil des chercheurs et universitaires étrangers. Un lieu digne de notre invité de marque qui dédicacera quelques livres proposés par la Librairie des Temps modernes .

 

Solidaires

Marianne pleure