Mémoire des juifs marocains : un bel événement

Notre dernier événement pour l’année 2019 a eu lieu samedi 16 novembre 2019 dans un lieu chargé d’ histoire. L’hôtel Dupanloup, ancien archevêché d’Orléans,  devenu pour un temps bibliothèque municipale et maintenant géré par l’Université d’Orléans, qui le réserve au passage  d’ hôtes de qualité et chercheurs de renom. A droite la synagogue – la xième en date :  La première avait été détruite vers 560 sous Childebert et la seconde  qui se trouvait dans l’actuelle  rue de Bourgogne aux numéros 218-220 devint  vers 1193  sous Philippe Auguste, sinistre période durant laquelle les juifs furent bannis du royaume la chapelle  Saint Sauveur.  L’actuelle synagogue a été  inaugurée en 1971  et se situe dans   l’ancienne chapelle de l’Evêché située au nord-est  de Sainte-Croix. 

A l’entrée de notre  salle une oeuvre d’art éphémère  composée d’agrandissements de cartes postales de la première moitié du siècle extraite d’un diaporama composé pour l’occasion à partir de deux collections de cartes postales privées .

Ces cartes constituent un précieux témoignage de la vivacité de la communauté juive au Maroc jusqu’au début des années 50 et illustrent à la perfection le propos de notre conférencier Jonas Sibony :  qu’y-a-t’il de  commun entre ces différentes personnes, sinon d’être marocain(e)s de religion juive ? Certes pas l’appartenance à une même classe sociale, pas même une unité linguistique!  Chacune d’entre elles a son histoire, produit de l’Histoire, résultat de mouvements migratoires, de mélange de cultures et de traditions.  N’en est-il pas ainsi pour la plupart d’entre nous?

Un exemple : Carte des mouvements migratoires des populations juives entre 1100 et 1600

Pour écouter la rediffusion de la conférence de Jonas Sibony sur Radio Campus

Lors de cette conférence nous avons également appris que les juifs sefarades -acception courante en Europe pour désigner les maghrébins de confession juive-  ne représentent en fait qu’un petit pourcentage  de ces populations.

Diwan-Centre crée des ponts entre les cultures et Guillaume Dettmar  nous a offert un pont musical entre un standard de la musique juive algerienne « lillah yal Ghadi lessahra » et le celébrissime  » dourbiha chibani dourbi ha » marocain. Vous voulez connaître le résultat. Et bien écoutez et regardez  en cliquant sur le lien ! Vous allez adorer

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