Gourmandise sans frontières : Ces «bis-cuits» qui ont voyagé

Petit voyage culinaire dans le temps et dans l’espace

N’hesitez pas à commenter cet article s’il vous inspire d’autres rapprochements ou souvenirs  gustatifs  ! 

Vous est-il jamais arrivé en trempant votre petit LU dans votre « petit noir » bien tassé de vous dire que ces petits plaisirs « bien de chez nous » nous viennent d’ailleurs?  Savez-vous que les tous premiers caféiers sont du Yemen , qu’on consommait du café en Perse, en Egypte, en Afrique du Nord et en Turquie au 15° siècle et qu’il s’est répandu en Europe à partir du 17° siècle par le biais des marchands vénitiens?  Quant aux biscuits ce sont eux aussi des migrants. Jugez en par vous même !

feqqas (Maghreb),      croquets aux amandes (France),        cantucci (Italie) ..

 

​​Mantecados (Espagne)  Ghribat (Maghreb )  Korabiethes (Grèce) Sablés aux amandes (France)

Ciel, mes aieux! Des biscuits semblables aux nôtres?

En fait les biscuits remontent à une dizaine de milliers d’années, lorsque la bouillie de céréales devint galette, premier aliment susceptible d’être conservé.

  

Ces peintures dans le tombeau du pharaon égyptien Ti montrent un ouvrier qui attise le feu d’un four où cuisent des galettes. Ce sont les premières pâtisseries : des galettes à base de farine, d’eau (ou de lait) et de miel, séchées au soleil. Pour qu’elles se conservent plus longtemps ils décidèrent de les cuire deux fois plus longtemps. Ce que l’on retrouve dans l’étymologie du mot français

BIS..CUIT

des amandes, des fruits secs, du beurre, des épices et nous y sommes . Le biscuit est né.

         

Les Phéniciens firent connaître  ces biscuits dans tout le bassin méditerranéen . Et après eux les Grecs qui eux aussi cuisaient leurs « dipyres » deux fois plus longtemps.

Sous l’empire  romain  ils se répandirent  tout autour de la Méditerranée. Apicius  fait mention du « panis biscotus » dans le premier ouvrage culinaire de l’antiquité qui nous soit parvenu : De re coquinaria.

La rencontre avec les Celtes, friands de beurre, nous a donné .. le palet breton et la boîte à biscuits..car le biscuit fut pendant des siècles l’aliment de base  du marin, d’où l’expression « ne pas s’embarquer sans biscuits » lorsqu’on se lance dans une entreprise longue et délicate. Jusqu’au XIXe siècle on parlait des biscuits « de garde » ou « de voyage », pâtisseries consistantes, que l’on enveloppait de papier d’étain et qui se conservaient assez longtemps. Indispensables  aussi dans la ration du soldat, parce que peu gourmands en place et très caloriques

La France a découvert la brioche, les biscuits à la cuillère, les macarons et les frangipanes de l’italien Frangipani avec l’arrivée des patissiers florentins de Catherine de Médicis.

Les « douceurs » ont pris dans chaque pays des couleurs locales, infinies déclinaisons d’un art de vivre épicurien ignorant des frontières.

Samedi 20 Mai 2017 Diwan-Centre vous proposera à son stand de Festiv Asso des biscuits de la Méditerranée, assortis de l’indispensable café ou thé.

 

« Printemps et Cinémas de La Méditerranée » 2017

Diwan -Centre, Citizen Carmes,  Palestine 45 et l’Asla fêtent encore une fois le printemps et les cinémas de la Méditerranée .

Cela a commencé avec la projection le Vendredi 27 Avril du film franco-palestinien « Invention divine »  pour les élèves du Lycée Jean Zay en lien avec   » Etranges étrangers »,  troisième édition des « Rendez-vous Philosophiques d’Orléans ».

Prix du jury du festival de Cannes , ce film d’une grande rigueur esthétique montre non sans humour l’absurdité de la situation dans les territoires palestiniens . Projection suivie d’un temps d’échange très riche autour du film .

bande annonce

 

 

Et cela continue du 11 au 26 Mai 2017 avec des projections en entrée libre dans trois quartiers d’Orléans.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul à l’issue de chacune des projections, qui seront bien sûr suivies d’un temps de discussion  aura lieu un tirage au sort de cartes d’entrées gratuites  « famille  » au Cinéma des Carmes . 

Sans oublier le pot de l’amitié final.

« Girafada « , un film  qui touchera petits et grands ..

Synopsis :

Yacine est vétérinaire dans le dernier zoo de Palestine. Son fils Ziad, 10 ans, passe beaucoup de temps avec les animaux et a un lien particulier avec les deux girafes. Une nuit, après un raid aérien sur la ville, le mâle meurt. La femelle ne peut pas vivre seule et se laisse doucement mourir. Yacine doit de toute urgence lui trouver un nouveau compagnon. Mais le seul zoo qui pourrait l’aider se trouve à Tel-Aviv…

bande annonce

Film franco–italo -palestinien -Date de sortie 23 avril 2014 (1h 25min)  de Rani Massalha  Avec Saleh Bakri, Laure De Clermont-Tonnerre, Ahmad Bayatra

Notre coup de coeur : « La fiancée syrienne »
A la fois dramatique et comique, un film plein de subtilité .
Synopsis :
Mona,  doit épouser une vedette de la télévision syrienne. Elle devrait être heureuse, mais elle sait qu’une fois entrée en Syrie, où l’attend son futur mari, elle ne pourra plus jamais revenir dans son village du Golan occupé par Israël depuis 1967.
Dispersés aux quatre coins du globe, ses proches se retrouvent  pour fêter l’événement et faire leurs adieux à la future mariée. . Mais c’est sans compter sur l’absurdité de la bureaucratie qui oblige bientôt toute la famille à attendre indéfiniment au poste frontière, coincée quelque part entre Israël et la Syrie.. 
« la fiancée syrienne -film franco germano-israelien -Date de sortie 9 mars 2005 (1h 36min) De Eran Riklis Avec Clara Khoury, Makram Khoury, Hiam Abbass 
Alors, .aucune hésitation! Venez nombreux fêter avec nous le printemps et les cinémas de la Méditerranée!

Vive les robes kabyles!

Une fois n’est pas coutûme, cet article parlera chiffons et plus particulièrement robes kabyles.  En organisant notre premier nouvel an berbère « Yennayer 2967 », nous avions prévu un défilé de robes amazigh. Il existe des millers de tenues traditionnelles, chacune différente selon le pays et la tribu.

livre de référence conseillé

Quelques exemples :

     

Maroc:Ait Ouazouzguit           Algérie :Bou Saada                    Tunisie: Djerba

Constatons au passage que ces costumes souvent très colorés  où l’on retrouve les motifs typiques (chevrons, rayures, losanges) n’ont rien à voir avec les vêtements des « veuves noires  » salafistes.

           

à gauche 3 costumes  amazighs  noirs                                             à droite : Arabie saoudite

Même si la tête est couverte, même lorsque le tissu est noir , les ornements  (Ceinture, fibules, boucles d’oreilles, colliers, ornement frontal) font toute la différence.

Le caftan marocain à la coupe droite et à manches longues ne fait pas lui non plus partie des vêtements traditionnels berbères, méconnus  en France en dehors du burnous, cape masculine en laine dont on connait au moins le nom, et des robes dites « kabyles » . Des robes  si populaires chez nous qu’une journée  de la robe kabyle  a été organisée en 2016 à Paris, PLace du trocadéro  et dans plusieurs autres villes en région parisienne. Il y a du monde et de l’ambiance!

Comme on le voit  il s’agit d’une version modernisée et facilement portable des vêtements traditionnels féminins algériens d’où le succès international. Mais où trouver ces petits bijoux ? Un seul des rares sites les proposant à la vente a répondu « présent » à nos demandes et même envisagé de présenter des tenues kabyles à un prochain événement Diwan autour de la culture berbère. Il s’agit de « Tendances orientales » . Si vous cherchez une robe kabyle, une fouta, ou des bijoux abordables c’est là qu’il faut chercher.

https://orientaletendance.com/fr/34-robe-kabyle-moderne

Et vive la robe kabyle!

 

 

 

Hommage à Sghaier Oulad Ahmed

Un événement Diwan-Centre Val de Loire

annonce de l’événement sur Orléans agglo

« Le poète a toujours  raison , qui voit plus haut que l’horizon et le futur est son royaume  »  ,chantait Ferrat. Et depuis sa création il y a dix ans, notre association a eu à coeur de donner à entendre la voix des poètes.

          

Il y a un an le grand poète tunisien, pourfendeur des tyrans,  Sghaier Oulad Ahmed nous quittait. Il avait vu plus haut que l’horizon, dénonçant inlassablement la dictature, prédisant le « Printemps tunisien », soulèvement populaire parti de sa ville natale, Sidi Bouzid.

Son premier recueil de poésie sorti en 1984, fut interdit de diffusion et resta censuré jusqu’en 1988.  Après des années noires (incarcération ,licenciement, chômage), il finit par devenir attaché culturel au Ministère, puis directeur de la  Maison pour la Poésie tunisienne dont il était le fondateur. Il  ne lâcha jamais sa plume, son arme de combat

Certains de ses textes sont devenus mythiques . Ainsi

Comme personne ne l’a jamais aimé qui est  l’un des poèmes les plus connus en Tunisie et dans le monde arabe . Hymne à l’amour de la patrie, il a été mis en musique par divers compositeurs.

Nouhebbou l’bilad

« Nous aimons notre pays

comme personne ne l’a jamais aimé
Matin, soir et dimanche
Et s’ils nous tuent comme ils l’ont déjà fait
S’ils font de nous des apatrides comme ils l’ont déjà fait
Nous reviendrons conquérants à ce pays.

Tout aussi mythique   Femmes de mon pays   est devenu l’hymne des féministes tunisiennes.

  

Diwan-Centre Val de Loire vous propose une mise en voix (bilingue) de quelques  poèmes de cet immense artiste traduits par son ami  Mohammed Boughanemi,  qui est à l’initiative de cette soirée prévue dans un cadre intimiste.  Il s’agit d’une soirée d’autant plus exceptionnelle que les textes mis en voix en langue française  ne sont pas encore publiés.

le 7 Avril 2017  à 18h 30- au Café littéraire :  » Autour de la Terre « .

Réservation possible dans la limite des quelques places disponibles. Laissez vos coordonnées !

 


« Nouba d’Or et de Lumière »- Izza Genini à Olivet

Toujours dans le cadre de la semaine de la langue française et de la  francophonie d’Olivet le Jeudi 23 Mars à 18h 30 à la Mediathèque d’Olivet -espace Desfriches –

vous pourrez assister à la projection du film d’Izza Genini :

 » Nouba d’or et de lumière ». (bande annonce)

Quoi de plus diwanais que la musique  arabo-andalouse, pont entre  les deux rives de la Méditerranée  ? Souvenons nous du spectacle de Marc Loopuyt à Ormes .

 » les Deux Rives » -Ormes 2009

 La Nouba est sa symphonie,  et ce film long métrage montre comment ces poèmes chantés selon la tradition andalouse pure ont traversé le temps et les frontières .

Une occasion aussi de rencontrer  Izza Genini, une grande dame du cinéma, membre d’honneur de notre association qu’elle soutient activement depuis sa création . En témoigne cette « carte postale filmée »  envoyée lors d’un festival des Cinémas de la Méditerranée qu’elle n’a pas pu honorer de sa présence.
4 Mars 2008
festival international des films de Fribourg
auteurs  : Pierre-Yves Massot et Charly Rappo
Izza génini est née à Casablanca en 1942 dans une famille juive dont le père travaille comme marchand de céréales. En 1960, alors qu’elle a 22 ans, sa famille s’installe en France. A Paris, elle fait des études de Lettres et de Langues étrangères à la Sorbonne et à l’école des Langues orientales. 
Pour ceux qui ne la connaissent pas
Elle est surnommée la marraine du cinéma marocain. Réalisatrice, productrice et distributrice c’est grâce à elle que de nombreux films marocains ont pu être connus à l’étranger. car elle milite pour promouvoir les  cinémas « du sud » .   C’est en 1973 qu’elle a créé la société de production SOGEAV , aujourd »hui dénommée OHRA qui distribue entre autres le film « Transes »  qui parle du groupe mythique
« Nass El Ghiwane « , film de Maanouni que nous avons projeté à l’occasion de sa remastérisation en  présence  d’Izza dans la salle de spectacles  de l’université d’Orléans  » le Bouillon » en 2011.
                 
Izza  fixé sur la pellicule des pans entiers de la culture marocaine dans toute sa richesse . Amoureuse de la musique cela a donné naissance à une série de 11  films documentaires  regroupés dans un coffret DVD : « Maroc, Corps et âme ».
La culture berbère, la culture judéo marocaine, les fêtes,  autant de thèmes abordés dans son oeuvre que vous pouvez retrouver dans deux autres coffrets intitulés  » Hier le Maroc ».  Ainsi « Vibrations en Haut Atlas » que nous avons projeté en Janvier dernier lors de l’évenement « Yennayer 2967 » montre la vie quotidienne dans cette région montagneuse, dans cette nature à la fois belle et rude. On y laboure encore avec des animaux de trait. Les femmes et les hommes travaillent, peinent,  chantent et dansent cette vie de labeur. Un film émouvant qui vous parle d’un temps que les moins de vingt ans..
L’intégralité de sa production se trouve sur son site et il y aura bien sûr un stand  vente et dédicace  le Jeudi 23 après la projection et le débat avec le public.
Izza est si modeste qu’elle vous dira d’abord  qu »il y a tant de thèmes qu’elle n’a pas pu aborder. Elle ne vous dira pas non plus d’emblée qu’elle se bat pour le cinéma africain en général et qu’elle a écrit de nombreux articles.

 

 

 

21 Mars-Orléans – Rencontre littéraire avec 3 auteurs marocains francophones

Le consulat général du Maroc organise  avec l’aide de la ville  d’Orléans une rencontre avec des auteurs marocains francophones de renom , le 21 mars à 18h30 à la salle KID du théâtre d’Orléans. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du salon du livre de Paris qui invite le Maroc cette année.

l

index

Mamoun Lahbabi            Moha Souag

                      mounir

                                                   Mounir Serhani

annonce orleans agglo

annonce consulat du Maroc

Présentation de ces auteurs en avant-première de cette manifestation qui nous fait honneur


lah Mamoun Lahbabi

Economiste , professeur à l’Université Hassan II de Casablanca, Mamoun Lahbabi a d’abord écrit des livres de sciences économiques . . A ce jour, il en est à son treizième roman. Son sujet de prédilection: la place de la femme dans la société marocaine.

« Dans chacun de ses romans, et à travers les personnages qui les animent, l’auteur dévoile quelques pans de la société, parfois en empruntant des métaphores, souvent en essayant de sonder les âmes pour toujours plus comprendre. A bien des égards, Mamoun Lahbabi est un écrivain de l’intime qui cherche, par ses écrits, à mieux découvrir sa propre vie. » (source: site des éditions Harmattan)

dorhan 2000-Dorhan

Légende ayant traversé intacte tous les temps dans des mémoires jalouses de leur secret, Dorhan, cette cité des justes  » sans juge et sans coupable  » est l’aboutissement inaccessible d’un parcours construit d’innombrables images fugaces. Dorhan est une histoire où les personnages n’appartiennent à aucun temps, où les repères sont impalpables. Elle se prolonge dans la rencontre fusionnelle qui l’achève.

 2004- Sur tes pas
À travers ce long poème en prose, ce chant lyrique, l’auteur fait la célébration de la femme, multiple, identifiée à tout ce qui est beauté.

2005 –Plus que tout au monde

Les états d’âme d’une mère qui cherche désespérément à donner naissance à un fils.

«…Pendant plusieurs jours, Tamy refusa obstinément de s’alimenter. Les yeux hagards, elle accompagnait, inerte, le temps qui dure. Sa vie, ou ce qu’elle en ressentait, avait mal avec le réel.

 Une douleur sournoise lacérait ses tempes. A l’intérieur de sa chair, une lourde pesanteur lui confisquait les dernières parcelles d’énergie. L’envie, à l’état brut, la quittait. Dans sa bouche, un goût âcre s’installait. Une sensation de brûlure envahissait l’extrémité de ses doigts. Autour de ses yeux, un voile se tissait imperceptiblement.

2005Chemins de l’amertume -épuisé

2007-La brume des jours

indexCe récit est un périple tourmenté dans le passé. C’est une histoire de tendresse où des existences sont décrites sans ressentiment, malgré les douleurs traversées. C’est un livre de chaleur, un magma de souvenirs qui vibre au son d’une passion rageuse éteinte sur les charbons ardents d’une fatalité implacable. Il a pour décor les forêts de cèdres de l’Atlas, les venelles de la médina de Fez et leurs insondables mystères, ou encore les lagunes de Oualidia.

 

2008-La pénombre des masures

penombreL’histoire de quatre jeunes femmes qui passent de la périphérie de Casablanca, le fameux bidonville de Sidi Moumen où elles ont eu une enfance difficile, au centre-ville.

L’ouvrage aborde la misère des campagnes, exode rural vers les périphéries des centres urbains, prolifération de l’habitat insalubre, pauvreté extrême, immigration clandestine vers l’Europe, tyrannie, corruption…, autant de manifestations de ce qui est convenu d’appeler sous-développement.

« Mina aimait ces histoires jamais avares d’horizons. Elle furetait sans son imaginaire pour explorer de nouveaux rêves, pour se fondre dans des univers sans repères livrés à des désirs d’adolescente. C’était pour elle une sorte de voyage entrepris à l’abri de toute entrave. Une partance dépourvue de balises, une errance dans les contrées imprévisibles des envies et des espérances. Très souvent, dans ces livres, des pages avaient été arrachées, parfois pour emporter des images, parfois sans raison, inutilement. Si Mina s’offusquait de ces comportements, elle ne déplorait nullement ses pans d’histoire disparus. Au contraire, ces vides lui offraient des motifs supplémentaires pour envisager et construire. A son tour, elle apportait, à sa guise, la pièce manquante s’accordant ainsi une part dans l’aventure dont elle se faisait alors témoin actif. « 

2010-La vie volée        

L’histoire d’une bonne trimbalée de maîtresse en maîtresse, au gré d’un hasard sans indulgence.

Un récit qui selectre_978-9954-21-014-7_9789954210147cande la vie des mal-nés, ceux dont l’existence est fragmentée et qui n’ont rien sinon un vague espoir reporté implacablement. Un livre de tendresse, parcouru d’éclats de voix vibrants d’une poignante histoire d’amour tissée au fil des jours entre une femme sans amarre et un écrivain rêveur. Solitude et réprobation à l’égard d’une société conservatrice s’emparent de cet homme quasi reclus. Une passion bouleversante pour cette femme se faufile, à son insu, sous l’emprise d’une présence chaleureuse où tourments du passé et désir ardent du futur s’entremèlent avec force.

2010- Vie de brouillard

nuit-deVies de brouillards relate l’histoire de quatre jeunes femmes parties du fameux bidonville de Sidi Moumen à la périphérie de Casa où elles ont eu une enfance difficile. Une ascension aux moyens, souvent peu recommandables, Les filles tentent de rattraper le temps perdu mais à chaque fois leur passé les rattrape. Certaines images qui jaillissent de ce passé sont choquantes : la petite fille de dix ans violée par l’homme le plus respectable du quartier, dont l’apparence est si irréprochable qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession ; la gamine qui voit sa mère appliquer un torchon sur le visage de sa petite sœur âgée de trois jours jusqu’à ce que mort s’ensuive.

2013- L’épreuve de la passion

 

Peu de joieindex rythme la vie de Lamia. Ni le luxe tapageur d’un milieu nanti, ni les voyages aux quatre coins de l’Europe n’attisent son goût de vivre. Et puis cette rencontre fulgurante qui investit sa vie jusqu’à l’absorber. Dès lors, Lamia mène une existence en montagne russe, tantôt dans l’extase de sa passion, tantôt dans le tourment d’une double vie. Ce roman est à la fois celui de l’heur et du malheur. Il raconte le vertige de l’amour et la fréquentation des tourments. C’est un roman qui conjugue conviction et renoncement en évoquant quelques scènes d’une société qui a encore mal avec sa réalité. C’est un roman sur la résignation qui déroule l’existence inaboutie de personnages qui peinent à se révéler à eux-mêmes leurs propres vies.

http://femmesdumaroc.com/actualite/mamoun-lahbabi-amour-quand-tu-nous-tiens-1503

2015-la lumière de l’aube

9789954611401_1_mAziz et Maha sont heureux. Mais en chacun d’eux vrille une tourmente : pour Aziz, c’est l’obsession inassouvie d’écrire un roman ; pour Maha, c’est l’amertume d’avoir perdu ses rêves d’adolescente. A travers l’incapacité de l’un et les désillusions de l’autre, c’est la vie d’un couple aux utopies éteintes qui est ici racontée, dans un pays où l’évolution de la société apporte son lot de contrastes

 

 

2015-Entre tes mains

index  Une histoire d’amour qui a pour protagonistes des gens appartenant à des classes sociales différentes. Yassir est un fils de bonne famille. Après des études en philosophie à la Sorbonne, il est rentré au Maroc pour suivre de loin les affaires de l’entreprise familiale. Celle que tout le monde appelle « Shéhérazade » est manucure dans un salon de coiffure de Casablanca. “Entre tes mains” de Lahbabi Mamoun est une apologie de l’amour et des sentiments purs. Passion intense et désir se consument et se confondent dans un monde contemporain où les utopies amoureuses se concrétisent rarement.

 

 

2016 – Une douleur à vivre

9782343103761jGrand voyageur, esthète épris de tous les arts, Malik Amr flâne dans Hô-Chi-Minh-Ville. Au hasard d’une visite dans une galerie de peinture, son regard est happé par une toile où figure une femme. Le galeriste lui apprend que le tableau est l’ouvre d’un artiste vietnamien. Il part aussitôt à la recherche du peintre dans l’espoir de retrouver son modèle. Commence alors un long périple qui le mènera d’un peintre à l’autre, au Vietnam, en Chine ou encore en Inde. Finira-t-il par la retrouver ?

 


moha-souag   Moha Souag

Poète, nouvelliste et romancier, Moha Souag est né à Boudenib, dans le sud-est du Maroc où il a longtemps enseigné le français. Voix marquante de la littérature marocaine contemporaine, il se consacreaujourd’hui entièrement à l’écriture. Son roman « Nos plus beaux jours » a reçu le prix Grand Atlas 2014.

1986 « l’année de la chienne » -prix de la meilleure nouvelle en langue française
sans-titre

 

1988 les années U roman

 

 

 

 

1997 -Thé amer
1999 Les joueurs

 

joueurs« La nuit se retira comme une lourde main chaude et le soleil revint, inlassable pèlerin, s’incrusta dans tout ce qui était encore vivant dans le ksar. L’espoir remplit l’air comme l’odeur de la terre humide au début de la pluie. »

 

 

index2000 Iblis conte satirique

traduit en turc
depart2001 Le grand départ -nouvelles

Passions et conflits humains sont décrits dans une ambiance où se mêlent la réalité et la fiction, le tout inspiré par la vie au quotidien.
feeme2003 la femme du soldat

Une femme seule : parce que sous la coupe d’une belle-mère possessive, acariâtre, sans la chaleur du mari parti à la guerre.Un homme seul : engagé pour l’amour des siens à améliorer leur quotidien, satisfaire leurs besoins.C’est l’histoire de ces deux solitudes que Moha Souag nous fait partager dans le style dépouillé qui est le propre des gens du sud.

Et plus si affinités

etTrois jeunes harragas marocains de Ksar Es Sour. Aziz Day, Hamid Ragde, Samir qui ne pensent qu’à émigrer en Europe se lier de relations d’amitié, d’abord, puis d’amour « si affinités » avec des femmes étrangères souvent d’un certain âge

 

 

 

contes_a_moha2010 –Contes à Moha

A travers ce recueil, Moha Souag décline des contes, plus ou moins longs, qui relatent de multiples histoires, dans différentes dimensions spatiotemporelles, différents styles et avec un objectif d’aboutir à différentes morales sur les plans social, culturel et humain. »Contes à Moha » est un recueil de contes inspirés par des séances en atelier d’écriture, consistant à créer des contes avec des matériaux modernes et contemporains. Il s’agit d’un jeu qui libère l’esprit des entraves des formalités scolaires, de la pesanteur d’une logique de cause à effet, des contraintes lexicales et des finalement du carcan du sens et qui, en même temps, ouvre des perspectives au développement d’une imagination libre et innovante.

 

barrage2011 Un barrage de sucre roman

La construction du barrage sur le Ziz est l’occasion de révéler des personnages parfois durs, parfois tendres, en face d’une nature hostile. C’est dans ce contexte qu’évolue un jeune ingénieur qui a cru en un avenir meilleur ! Réussira-t-il à se faire une place dans ce désert ?

 

 

cocottes2011 Indiscrétion des cocottes-nouvelles

Recueil de nouvelles sur les peines et les joies d’individus luttant contre leurs illusions.
2014-Nos plus beaux jours roman-Prix Grand Atlas

 

 

9789954918746_1_75Dans le train entre Casablanca et Marrakech, un journaliste au crépuscule de sa carrière prépare son entrevue avec Fadéla, la célèbre cheikha qui a courageusement pris en main son ingrat destin de femme. Ce voyage sera l’occasion de rencontrer Mouna, chorégraphe qui rentre tout juste de l’étranger, esprit libre qui s’est pareillement affranchi des pesants diktats d’une société qui néglige aussi ses artistes. Les récits croisés des vies de ces deux femmes à la force de caractère peu commune, en même temps qu’ils bousculent ses repères et lui renvoient un reflet amer de ses inaccomplissements, d’homme et de citoyen, suscitent chez le narrateur un faisceau de réflexions sur les contradictions de son monde, ses inerties, mais aussi ses changements, inéluctables, dont la violence est parfois l’ultime expression.

2016 La semaine où j’ai aimé -roman

Didon Benkoa, étudiant en droit qui enchaîne les petits boulots pour survivre, garde peu d’illusions sur son avenir, convaincu qu’il ne lui sera pas permis de devenir un « avocat du diable ». Quand il rencontre la troublante Nate, il se résignseaminee à renoncer aux fantasmes de sa jeunesse et à entrer dans le moule terne, mais respectable et tout désigné, du mariage, malgré  sa hantise de l’insincérité féminine et de la perte de sa liberté. La diabolique Reihana vient, cette même semaine, bouleverser son projet. En prenant possession de lui et en lui faisant vivre un cauchemar éveillé, malgré tout tentant, ladjinn amoureuse fait chavirer le peu de certitudes qui lui restent. Mais ne créé-t-on passes propres démons avec ses « orgueils déplacés » ? De Rabat à Las Vegas ou Tamegroute, entre balades urbaines psychédéliques, visionshallucinées, fantasmatiques ou d’horreur, virées féériques dans des mondes parallèles etretour vers la terre natale et le sein maternel, la folle semaine de Didon Benkoa est peut-être l’ultime épreuve qui fera de lui un adulte.
La prose incisive de Moha Souag donne ici libre cours à une fantaisie truculente qui, sielle n’efface pas le désenchantement d’une réalité contemporaine implacable, fait de l’apprentissage de la vie et de l’amour une sacrée farce

http://neocultureamazighe.blog.lemonde.fr/2011/12/06/moha-souag-la-liberte-

http://www.libe.ma/Moha-Souag-l-Ecriture-et-la-Vie_a9861.html


index   Rachid Khaless

Il ne peut malheureusement plus venir à Orléans, mais on peut quand même vous le présenter!

Rachid Khaless est agrégé de lettres françaises. Il enseigne à l’Université Mohammed V de Rabat.Il est poète, peintre et traducteur. Il est présenté comme une voix singulière de la poésie marocaine contemporaine. Son écriture traduit à la fois la révolte contre l’ordre et la morale établis et une rencontre nouvelle avec le lecteur, débarrassé du confort intellectuel où une tradition l’avait figé..

 

cantiques2004 Cantiques du désert -Préface de Abdellatif Laabi
Ce poème est l’odyssée d’hommes insoumis qui traversent un désert hostile en quête d’actions majeures. Animés d’une volonté qui ne recule jamais, ils sont décidés à prendre leur destinée en main et bâtir enfin une terre d’élection.
« Récite, récite jusqu’à l’émersion du sang », car c’est ainsi qu’on peut mesurer la rage du désert surles faces ravagées des hommes. » Rachid Khaless s’acquitte de cette tâche par un travail originalsur sa propre voix (extrait de la préface)

 

dissidences2009 Dissidences
Sa voix s’impose d’emblée comme l’une des plus authentiques du paysage poétique marocain. Le poète poursuit un parcours personnel sans concessions, interrogeant constamment ses limites propres et les possibilités du langage. Et ce deuxième recueil s’inscrit dans un vaste projet de remises en cause.
« Je ne confonds pas le jour et son absence : je suis vif et mon sang me porte où meurt le vent, à me disséminer :
Parmi la tribu du pollen j’ai fait un milliard d’émules
Et nul ne sait avec quel vent je conspire pour essaimer vos coeurs de mes fleurs vénéneuses »

 

 

adam2015 «Quand Adam a décidé de vivre» (éditions la Croisée des chemins).
Ce roman parle de l’histoire de Adam Maâfouf. Soldat naïf, déclaré officiellement mort, ilentreprend des démarches inouïes pour se faire reconnaître de ses semblables

 

 

 

2016-Pour qu’allah aime Lou Lou
lou-louLou Lou, égérie du Continental, un bar que fréquentaient les Américains établis à l’époque àPort-Lyautey, est invitée par le narrateur, près de quarante ans après l’avoir quitté, à célébrer ses amours perdues, ses noces ajournées, dans ce même lieu qui a vu naître etmourir sonidylle avec un soldat yankee. Ce haut lieu de la fête, redevenu banal, va la conduire,d’évocation en évocation, à vivre un bonheur insoupçonné. Cette veillée improvisée estl’occasion pour le narrateur de disséquer les gestes et les paroles des occupants de ce bar éminemment romanesque, et de s’interroger sur le sens de la vie – une vie constamment menacée par les intégristes qui sévissent dans l’arène publique. Plus que le
récit, conduit demain demaître, c’est l’étincelle de beauté qui émane de chaque page quienchantera le lecteur


riree   Issam Eddine Tbeur

Sa présence à Orléans est incertaine. Ce qui n’empêche pas non plus de le présenter.

Issam-Eddine Tbeur est professeur agrégé de français, formateur à l’école  Normale Supérieure de Rabat, Lauréat à plusieurs reprises du prix de la nouvelle, dans le cadre de concours organisés respectivement par le magazine Tel-quel en collaboration avec Tarik Éditions (deuxième prix, 2007), l’institutfrançais de Casablanca (premier prix, 2008) et l’Association marocaine des Enseignants de Français (premier prix, respectivement en 2009 et 2010).Certains de ses textes ont été publiés dans le magazine Tel-quel et dans des
recueils collectifs :
2007 – départ Volontaire  grand prix de la nouvelle
2009, – Aïn Ayiss »,

nouvelle parue dans le recueil collectif Une ville uneœuvre, Anthologie de nouvelles sur les villes du Maroc, L’Harmattan
2012, Nom de quartier, le nom... »,

nouvelle parue dans le Volume II,intitulé Poème urbain, de l’ouvrage collectif Casablanca Œuvre ouverte, Le
Fennec
2013, « Le Repas de Noël »,

nouvelle parue dans le recueil collectif Nouvelles marocaines, Casa-Express Éditions, 2013

2015,
indexRires et insignifiance à Casablanca,

Truculentes, drôles, ces histoires servies par une plume inventive, nous plongent  dans divers milieux de Casa, captant au passage le pouls de personnages hauts en couleur et la respiration d’unMaroc en pleine évolution.
« Prenez une pomme de terre, mettez-la dans un verre d’eau, placez ce verredans un rayon de votre bibliothèque, il y pousse des roses naines : ce sont lesnouvelles d’une fluidité et d’une luminosité remarquables. C’est prouvé littérairement par I.-E. Tbeur dans son premier recueil de nouvelles Rires et insignifiance à Casablanca paru aux éditions La Virgule. Dans sa «nouvelle»liminaire, le narrateur, qui s’assimile à une pomme de terre, mêle l’exerciced’admiration littéraire à la réflexion sur la création et tout ce qui peutl’empêcher, l’angoisse du doute et l’auto-humiliation. D’emblée, une finecomplicité et une souriante sympathie sont nées entre l’auteur en herbe − lapomme de terre − et tous les aspirants écrivains qui sont les lecteurs. »
(Guilliz Mustapha dans Al Bayane le 4 8 2015)


Mounir Serhani

Agrégé de lettres françaises (ENS- Rabat), Mounir SERHANI est né à Ksar El Kébir en 1982.
Ancien boursier international de l’Ecole Normale Supérieure-LSH de Lyon où il a obtenu un masterde philosophie politique (L’interprétation de la Loi chez Averroès), à l’issue duquel il a été nommémajor de sa promotion, et un doctorat sur La relation gouvernants- gouvernés dans les miroirs desprinces arabo-musulmans. Il prépare actuellement un doctorat sur L’Evolution du style dans lesœuvres romanesques de J.M.G Le Clézio à la faculté Chouaib Doukkali à El Jadida- Maroc.Parallèlement, il est enseignant de français-philosophie dans les classes préparatoires littéraires(LSH), à Rabat et les classes préparatoires économiques et commerciales du Groupe La Résidence àCasablanca.

2008 -Bulles poétiques
2010 Etude de la Boite à merveilles,
ouvrage critique
2014-Je vais au noir silencieux poésie
2016 Il n’y a pas de barbe lisse- roman
https://www.youtube.com/watch?v=XIhxVRTOj_Q
il-n-y-a-pas-de-barbe-lisseZahra, jeune fille voilée avant même d’être pubère, souffre de la violence de son père, qui menace de la retirer de l’école à la moindre désobéissance. Ce père, tout à la fois haï et adoré, est unintégriste religieux à double discours, à double visage, et pourtant respecté de tous. Perdue dans unmonde hybride où les frontières entre le sacré et le profane sont brouillées, pourrat- elle se reconstruire, devenir femme un jour et vivre, enfin ? Grâce à sa meilleure amie, puis à son mari,elle renaîtra à une nouvelle forme d’amour, et à une religion tolérante et mystique. Mais peu- on enterrer à  jamais une enfance vécue dans la prison de l’inceste et de l’hypocrisie ?

 

nue-comme-nuit2016-Nue comme nuit (poésie)

L’amour sert de toile de fond a` ce recueil qui prend pleine conscience de la constance mortifere des « fausses etreintes » : « Je suis pauvre de toi » ou encore « Je t’offre un baiser, tu me le retournes couteau ». Une incessante ambiguite´ habite l’ecriture simple mais dechire´e de Mounir Serhani. « Je renaitrai de tes caresses » clame la voix positive, tandis que l’echo lui re´pond en arguant de la desperante « dissyme´trie de l’amour »…

 

 

La presse en parle

mag centre

L’intelligence de l’insolence : Driss Chraïbi

Si vous en avez assez de la littérature guimauve rose Barbie qui envahit nos supermarchés du livre, si vous ne voulez plus lire du merveilleux , du beau , du grandiloquent, du superbe que vous ne croisez pas dans votre rue , si vous êtes servi en amour et en cœur , si le dernier roman que vous avez lu vous a déprimé et oppressé , si vous avez déjà lu tous les prix de cette année ,

Goncourt , Fémina, Renaudot et j’en passe et des meilleurs sans doute, si vous avez déjà lu nos classiques , alors , sans nul doute , vous prendrez plaisir à lire un roman de Driss Chraïbi .

driss_chraibi       chraibidriss sheena-chraibi

     Driss Chraibi (1926-2007)                                   Sheena Chraibi, sa femme

                                                                   18 Mars 2017-Médiathèque d’Olivet

Ce romancier marocain, décédé il y a dix ans,  est un homme à rencontrer. Son insolence vous séduira : elle devient rare sous les plumes . Son intelligence vous guidera et formera : plus jamais , vous ne regarderez le monde et ses manipulations comme avant .L’oeuvre de Chraïbi est une œuvre de la révolte : révolte contre l’autorité sous toutes ses formes : autoritarisme, sexisme, paternalisme, colonialisme, racisme, dictature, et même pseudo-démocratie .

Pour dire cette révolte, il fallait une langue nouvelle : et Driss Chraïbi écrivit en 1954 le Passé simple , premier roman d’une œuvre qui ne s’achève qu’avec sa mort, un 1er avril 2007 et la parution de l’Homme qui venait du passé .

Si le passé passe et repasse dans les romans c’est qu’on nous ment sur celui-ci : il est donc urgent de revenir à nos origines, à l’Islam du temps de l‘Homme du Livre pour construire notre avenir . L’insolence se met au service de l’intelligence et le lecteur qui entre chez Chraïbi y est toujours le bienvenu : sa simplicité est générosité et son regard lucide n’en reste pas moins humain et humaniste .Un de ses célèbres personnages, l’inspecteur Ali vous convie à une belle leçon de cuisine : celle du monde , de ses secrets inavouables car peu moraux qui passent à table dans ses enquêtes pour le plus grand bonheur de nos têtes pensantes .Et puis, il y a le fameux tajine d’Ali … recette donnée à tout fin lecteur car tout écrivain, comme tout lecteur est un inspecteur du monde qui l’entoure .

Le consulat du Maroc et la mairie d’Olivet se sont associés pour vous permettre une rencontre rare :

Madame Sheena Chraïbi, sa veuve , et Tarik Chraïbi, un de ses fils, auront le plaisir de vous parler de l’oeuvre de cet immense écrivain

le samedi 18 mars 2017 de 10 h à 12h

à la médiathèque-bibliothèque d’Olivet-

365 Rue du Général de Gaulle

Espace Desfriches

annonce médiathèque

annnonce consulat du Maroc

Quel plus bel hommage pour un écrivain que de faire entendre encore et toujours sa voix ? Je crois bien qu’il y aura aussi , dans ce beau lieu, quelques sourires d’intelligence et qui sait , des rires francs et émus ?

img_0069-rotated    img_0071

Pour la petite histoire ce très beau lieu , est l’ancienne chapelle de l’orphelinat Sainte Marie à Olivet

Cette rencontre littéraire animée par Michèle Tessier, présidente de Diwan Centre est la première manifestation de la

Semaine de la langue française et de la francophonie

à Olivet. Espace Desfriches du 18 AU 26 mars

qui accueillera du  également deux autres diwanais :

Cette semaine est organisée en partenariat avec le Consulat général du Maroc à Orléans. Monsieur le Consul connait bien Sheena Chraibi car il a inauguré en 2007 en sa présence la première rue Driss Chraibi en France, dans le petit village de Crest- dans la Drôme- où Driss Chraibi a résidé pendant 19 ans.

Driss Chraibi : Quelques titres incontournables

passe-simpleLors de sa parution en 1954, ce livre fit l’effet d’une véritable bombe, tant en France qu’a Maroc qui luttait pour son indépendance. Avec une rare violence, il projetait le roman maghrébin d’expression française vers des thèmes majeurs : poids de l’Islam, condition féminine dans la société arabe, identité culturelle, conflit des civilisations. Vilipendé au début, commenté par des générations de lecteurs, il est enseigné depuis quelques années dans les universités marocaines. Dix-huit thèses de doctorat lui ont été consacrées à ce jour

 

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-Le-passe-simple/28627

 

index2

An 610, non loin de La Mecque. Sortant d’une caverne où il a passé quelques heures à méditer, un homme sent profondément que plus rien, ni en lui-même ni dans le cours du monde, ne sera plus comme avant.En arrière-plan se déploie une Arabie d’une somptueuse beauté, avec ses déserts, ses montagnes, ses tribus guerrières. Dans un récit de fiction à la poésie intense, Driss Chraïbi évoque la vie de Mohammed dans son aventure terrestre, avant qu’il ne devienne prophète de l’islam. 

 

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-LHomme-du-livre/24775

index

L’inspecteur Ali n’est jamais pressé, même quand la sécurité du monde est enjeu. A fortiori quand une huile du gouvernement marocain le convoque pour lui annoncer une macabre découverte: un cadavre au fond d’un puits dans le patio d’un riyad, un palais de Marrakech. Entre deux bouffées de kif et quelques tajines épicés, Ali mène l’enquête grâce à son traditionnel réseau d’indics, composé de femmes de ménage, de chauffeurs de taxi et de caïds de la drogue. Mais il déploie cette fois ses antennes beaucoup plus loin que d’habitude, du côté de la France, des États-Unis et de l’Afghanistan. Qui est donc le mort du riyad, de quel réseau islamiste était-il le chef ? De la mafia marocaine aux coffres-forts des banques suisses, en passant par les hautes sphères du renseignement occidental, un gigantesque jeu de piste se met en place, où Ali progresse nonchalamment vers les secrets les mieux gardés de la planète.

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-Lhomme-qui-venait-du-passe/83522

indexLe narrateur, Brahim, écrivain de son état, grand amoureux de sa jeune femme écossaise, revient dans son Maroc natal après bien des années passées en France. Brahim est devenu mondialement célèbre avec le personnage de l’inspecteur Ali, hâbleur et provocateur, aussi expert en résolution d’énigmes policières qu’en analyses pertinentes et inattendues au sujet de l’Islam. Mais pour le moment, Brahim prépare à El-Jadida, au milieu des siens et de ses amis, la première visite de ses beaux-parents britanniques… Le choc de deux modes de vie est l’occasion d’une irrésistible galerie de portraits et d’un tableau de moeurs dont la loufoquerie n’occulte nullement la lucidité. Depuis le classique Civilisation ma mère, on connaît l’humour tendre et ravageur de Driss Chraïbi. Il illustre de manière lumineuse dans ce retour au bercail le vieil adage  » qui aime bien châtie bien « . Inch Allah.

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-Linspecteur-Ali

indexDeux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d’abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, foetal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétexte d’un haut comique. Puis Nagib, le frère aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s’intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s’habille à l’européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable : simple et pure, drôle, et toujours tendre.

http://www.babelio.com/livres/Chraibi-La-Civilisation-ma-Mere-/86422

 

Sur les traces de l’émir Abd El Kader à Amboise

p1090900-rotated Dans le salon de musique du Château

p1090902-rotatedd’Amboise :

Photo de l’émir devant une porte du Château . (Gustave le gray)

-Portrait de l’émir  au fusain (d’après Ange Tissier)

 

 

 

 

En ce samedi 24 Janvier presque ensoleillé,  l’Association Solidarité Loiret Algérie ASLA, nous a proposé de partir sur les traces de l’émir Abd El Kader à Amboise.

L’émir Abd El Kader vous connaissez ? A la tête d’ une confédération de tribus de l’ Oranie dont il était le sultan depuis 1832, il a tenté pendant quinze longues années de bouter les Français hors de ce qui n’était pas encore l’Algérie. Et comme Jeanne qui bouta les Anglais hors de ce qui n’était pas encore la France, cela fait de lui un mythe fondateur de la nation algérienne. Comment échapper à l’idéologie quand on parle d’un personnage mythique ? Premier nationaliste algérien, symbole du combat contre le colonialisme   selon les uns, premier harki, traître et vendu à la France selon les autres. Gardons-nous des anachronismes! .En 1847 date à laquelle, isolé, abandonné par ceux qui l’avaient soutenu, l’Algérie n’était pas encore une nation, et il n’y avait pas de harkis. La France elle même encore très instable n’en avait pas  vraiment fini avec la royauté, passant des barricades de 1830 aux barricades de 1848 et à la véritable révolution qui instaura la seconde République.

La place Emir Abd El Kader à Alger

img_pres_long_4405Mais revenons en au chef de guerre Abd El Kader. Ce qui est certain c’est qu ‘il est à la fois un intellectuel curieux de toutes les sciences et surtout qu ‘il était très pieux. C’est d’ailleurs à un islam ouvert aux autres religions qui rappelle le temps mythique des Omeyyades qu ‘il consacrera la seconde partie de sa vie. Maître soufi,  il deviendra au fil des ans un maître spirituel reconnu. Une partie de son enseignement sera consignée par ses disciples dans « le Livre des haltes » .

L’émir souhaite donc  être exilé avec les siens en terre musulmane, à Alexandrie ou à Akka, étape sur la route de la Mecque. Le général Lamoricière qui a reçu sa reddition l’avait écrit : « j’ai l’ordre du fils du roi, que Dieu le protège,de te donner le passage à Alexandrie ou à  Saint Jean d’Acre, on ne te conduira pas autre part. ». Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer!  Les promesses n’engagent que ceux qui y croient,  Et savez-vous où la France -perfide traîtresse va l’exiler ? Et bien en France naturellement ! Lourdeur de l’administration qui attend des ordres, intérêt à le garder au chaud en France, difficultés à obtenir le feu vert des ottomans et des égyptiens ? Le bateau est détourné vers Mers El Kebir, puis Oran. Changement de bateau, direction Toulon où le séjour provisoire durera trois mois.

Et comme l’émir est accompagné d’une petite centaine de personnes (mère, femmes, enfants, serviteurs, partisans fidèles), il faut trouver un lieu pour cette assignation à résidence, euphémisme désignant l’emprisonnement de l’émir et de sa « smala ». Quoi de mieux qu’un château bien gardé? Après Toulon, ils passeront huit mois dans le château fraîchement rénové, mais néanmoins inadapté de Pau. L’émir accepte les visites mais il  ne bougera pas de ses appartements, refusant la promenade, continuant à réclamer son extradition en terre musulmane « Je suis en deuil et un Arabe en deuil ne quitte pas sa tente ; je suis en deuil de ma Liberté, je ne quitterai donc pas ma chambre ». De toutes façons Pau est bien trop près de la frontière espagnole. De crainte qu’il ne lui vienne à l’idée de s’échapper, on se décide pour le château d’ Amboise.

p1090908     p1090886

Qui a visité les châteaux de la Loire, sait combien il y fait froid et combien les cheminées peinent à réchauffer les murs empreints d’humidité, raison pour laquelle d’ailleurs les rois n’y séjournaient pas toute l’année. Celui d’ Amboise, construit du temps de Louis XI a connu ses heures de gloire au XV° et XVI ° siècle mais à l’époque où l ‘émir et sa suite sont débarqués à Amboise, il ne subsiste comme aujourd’hui plus qu’un cinquième du château original. Le bâtiment que nous visitons aujourd’hui restauré, remeublé, a encore fière allure, mais en 1848 il était totalement insalubre et infesté par les rats.

Bien loin d’une prison dorée qui fait aussi partie de l’imaginaire collectif.

p1090906-rotated    p1090899 p1090894-rotated

Grands princes.., nos gouvernants font aménager une dizaine de pièces dans le château vidé de ses meubles. L’émir sa mère et ses épouses sont installés dans ce qui avait été les appartements  royaux. Cinq pièces dont quatre dans la grande salle du Conseil, voûtée et glaciale. On peut aisément imaginer les effets de cette promiscuité, les rivalités et les tensions entre les épouses rivales. Au demeurant, seul l’émir et sa mère auront droit à un lit, car il est bien connu que les nomades dorment sur des paillasses à même le sol. Le reste de la suite s’entassera tant bien que mal au premier et dans une autre aile du château. Dans leur grande sollicitude nos autorités font aussi construire un minaret aujourd’hui disparu.

p1090892-rotated     p1090905-rotated  p1090898-rotated

1-La salle du conseil= 4 pièces (chambre de l’émir au fond, une pièce pour chaque femme, ses enfants, ses domestiques. 2-L’emplacement de l’ancien minaret sur la tour -3- L’une des deux cheminées de la salle du conseil.

On dit que les habitants d’Amboise où il ne devait pas se passer grand-chose, très fiers d’accueillir en leur cité un  sultan, s’étaient habitués au muezzin et même qu’ils l’appréciaient. Deux cent militaires se relayent jour et nuit pour la garde. Il est interdit aux prisonniers  de sortir de l’enceinte du château.  Les femmes refusent de toutes façons  d’utiliser la parcelle du jardin qui leur est réservée à l’abri du regard des hommes. Pendant deux ans personne ne mettra le nez dehors.

Carences,  rachitisme, rhumatismes, dépression, choléra, la situation sanitaire est désastreuse : durant les quatre années de réclusion au château d’ Amboise, vingt cinq personnes vont trouver  la mort. Deux domestiques (l’un noyé dans la Loire, l’autre frappé par le choléra), sept femmes dont la 3° épouse de l’émir, seize enfants dont quinze nés au Château et décédés en bas-âge. Les autorités commencent à s’émouvoir de la situation devenue ingérable et indigne du pays des droits de l’Homme : après moultes péripéties, un médecin inspecteur finit par proposer des mesures qui prendront effet en 1851 : trois poêles , une interprète, une sage femme , le droit de sortir en promenade dans la campagne sous escorte pendant trois heures. Mais les femmes persisteront dans leur repli jusqu’à leur départ le 16 Octobre 1852, date à laquelle Napoléon III finit pas les libérer et leur accorder l’exil. Ils pourront enfin rejoindre Damas en Syrie.

5755359_1-0-211103901     p1090907-rotated

Ange Tissier : Napoléon III annonçant à l’émir Abd El Kader sa libération au Château d’ Amboise le 16 Octobre 1852.

En 1860 l’émir Abd el-Kader interviendra   pour arrêter le massacre des chrétiens de Damas par les Druzes. Le « meilleur ennemi de la France » sera fait grand-croix de la Légion d’Honneur  et titulaire de l’ordre de Pi IX.

Si vous visitez le château d’Amboise, ne manquez pas de  monter au Jardin d’Orient, un lieu symbolique où reposent ces oublié-e-s de l’histoire qui ont subi leur destinée : l’exil, la séparation, le froid, les maladies, les deuils.

p1090911-rotatedUn monument funéraire surmonté d’un croissant avait été constuit dès 1853 dans le parc du château en guise de cénotaphe pour les 25 membres de la suite de l’émir morts à Amboise. C’est  là qu’en 2005 Rachid Koraicihi, plasticien algérien a imaginé  un aménagement paysager  à leur mémoire   il est composé de 25 stèles, taillées dans des pierres  d’Alep (Syrie), et gravées d’hymnes à la paix et à la tolérance extraits du Coran. Les végétaux complétant ce lieu de méditation ont été choisis pour faire référence aux influences culturelles méditerranéennes et souligner la constance des valeurs universelles de tolérance prônées par Abd el-Kader.

p1090917-rotated   p1090923

Yennayer, le nouvel an amazigh (« berbère »)

           affichea4chaabi            cadre

C’est décidé nous allons fêter cette année le nouvel an amazigh à Orléans. C’est la première fois et la ville d’Orléans  vient de rejoindre les grandes villes françaises qui célèbrent « Yennayer » . Ce projet nous l’avons monté à trois associations : Diwan-Centre, Ibtissama, et Ama France. Une quatrième nous a rejoint : Saveurs sucrées Salées. Il n’aurait pu se réaliser sans le concours de tous les partenaires :  l’Aselqo Rouget de l’Isle qui nous accueille dans ses locaux, les artistes et artisans présents  et sans le soutien matériel et financier dans des délais très courts

  • de la Mairie d’Orléans et de ses services techniques
  • de la  Chaabi Bank
  • du Crédit Mutuel .

8713bf4d59e457b50ebd91851265aa8d

« Yennayer », un mot qui sonne comme «janvier, Januar, january, gennaio,.. ». Pas étonnant puisque ces mots viennent du mot latin «ianurius», lui-même nommé en l’honneur du dieu romain Janus.

calendrier_agraire_kabyle

Yennayer, qui tombe  le 12, le 13 ou  le 14 janvier selon les pays, correspond au solstice d’hiver. C’ est le premier jour de l’année, pour les amazighs et les utilisateurs d’un calendrier de type agraire employé  avant et pendant  la période romaine. Ainsi Tertullien qui vécut entre moins 150 et moins 230 avant JC évoque   « la fête  des calendes de janvier  » célébrée chaque année à Carthage par les autochtones que les romains nomment « barbares ».

slide_17

Ce calendrier solaire basé sur les saisons et les récoltes  est pourtant  proche du  calendrier  julien, introduit par Jules César en 46 avant JC , un calendrier pensé par des scientifiques qui a remplacé le calendrier romain dont le premier mois était Mars.  

sans-titre

Le calendrier julien est encore utilisé de nos jours par les coptes égyptiens et par les orthodoxes qui n’ont pas adopté notre calendrier grégorien en 1582. Il ne reprend pas le calendrier musulman, qui repose sur des mois lunaires. 

Le calendrier amazigh qui valide la pratique du calendrier agraire  a été adopté par l’Académie Berbère , qui a travaillé à Paris de  1966  à 1978  : A  sa tête le militant algérien Ammar Negadi, qui a aussi œuvré pour l’adoption de l’alphabet tifinagh.   Le calendrier amazigh  commence en 950 avant Jésus-Christ, date à laquelle le roi berbère Chachnak Premier,originaire de la tribu berbère des Mchaouch  devint pharaon d’Egypte.

yen

 

colombe

Ni 2016, ni 1438, mais 2966 . Une façon de rappeler qu’il y a des cultures dominantes et des cultures dominées et que la culture amazigh a résisté au temps et à tous les mouvements de population. Une résistance symbolisée par Dihyia, plus connue sous le nom de Kahena, souvent comparée à notre jeanne d’Arc, reine guerrière zénète des Aurès , qui combattit vaillamment les envahisseurs arabes omeyyades au 7° siècle, mais ne parvint pas à les débouter..

yenyen

 

 

 

 

Il y a de nos jours des populations de culture amazigh  de la Méditerranée au Sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil, c’est  à dire sur un territoire très vaste, mais elles sont inégalement réparties. La carte montre que les touaregs occupent l’espace le plus étendu, mais ils sont peu nombreux en regard du Maroc (20 Millions) et de l’Algérie (13 millions). Il n’y a pas une seule  langue amazigh , mais une trentaine de dialectes dérivés d’une langue ancienne appelée « lybique ». Ces dialectes  s’écrivent majoritairement en caractères tifinagh, un système d’écriture conservé par les touaregs. On estime à environ 45 millions le nombre de locuteurs berbérophones dans le monde.

alphabetlangue

Libres et rebelles les « imazighn » ! L’ « Amazigh », homme libre symbolisé par la lettre Z du tifinagh. Voilà qui les définit certes mieux que le mot « berbère », déformation du mot « barbare » utilisé par les Grecs, les Romains, les historiens arabes  et plus tard les colons européens. Le mot « berbère », plus connu du grand public  a cependant perdu entre temps sa signification ethnocentrique.

Yennayer donc, c’est le début du solstice d’hiver. Le soleil entame sa remontée. Les jours encore très froids  rallongent et instaurent l’espoir d’une meilleure année. Yennayer est le Roi des mois, parce qu’il ramène la neige qui couvre les terres de son burnous blanc dans les régions montagneuses . Un hiver sans neige , et la terre sera sèche en été , les récoltes maigres et on aura faim. Alors, pour se concilier les bonnes grâces du roi Yennayer, les femmes chantent la chanson de Yennayer .et craignent la «vieille» qui a eu l’audace de se moquer de lui . Mal lui en a pris  d’ailleurs : elle a été emportée avec sa chèvre dans les flots d’un orage vengeur .

Des traditions berbères liées au changement de l’année se retrouvent dans plusieurs régions d’Afrique, voire du bassin méditerranéen. En effet elles se rapprochent de nos  traditions du Carnaval . Etrange coincidence! Notre  carnaval, qui débute le 6 janvier,  est lui même hérité des Lupercales des romains.

yen

La veille de Yennayer, donc le 12 Janvier, on chasse «amghar ouchouqyaye» et on l’accuse de tous les maux de l’année écoulée. Pour 2016 il y aura de quoi faire ! Une défilé débute à la tombée de la nuit, la procession, portant masques et haillons, passe de maison en maison, demander des fruits secs, des sucreries. Le premier soir on prépare

bagh    cous

des beignets « sfenj »  et des crêpes « baghrir » qui  s’appellent aussi « mille trous » parce que la pâte est levée. Le lendemain on prépare le couscous aux sept légumes et viande de volaille, si possible du  coq. Les traditions sont nombreuses et peuvent varier d’un pays et d’une région à l’autre. Dans certaines régions, la célébration de Yennayer dure jusqu’à trois jours. Chaque jour on  prépare un plat différent :

Les masques symbolisent le retour des morts sur terre. Il faut d’ailleurs penser aux invisibles. C’est pourquoi on se doit de déposer des fruits secs à des endroits précis de la maison, par exemple le seuil de la maison, ou le pied de l’olivier.

C’était.. le 15 Janvier à l’Aselqo Rouget de L’Isle  à Orléans        !086

Diwan Centre                               AMAF France                      Ibtissama

  005  p1090827 p1090852

                                                Amnay                                                Isnayen

033 079  p1090858

Quelques  stands

   p1090859  p1090829 p1090853 p1090880  p1090841  p1090872

 

Voix d’Orléans – Les rencontres de la francophonie

voix

Les Voix d’Orléans –

Rencontres de la francophonie

Comment les femmes pensent-elles le monde ?

Comment le monde pense-t-il les femmes ?

On connaissait Orléans comme la ville de Jeanne d’Arc. Elle qui fut une des premières femmes à porter l’armure pourrait être l’égérie des féministes.  Ces Voix d’Orléans autour de la cause des femmes sont-elles celles de Jeanne ? En tout cas  voilà un titre  particulièrement bien inspiré pour ces premières rencontres francophones orléanaises, un événement qui va faire date.

Orléans,  ville chaleureuse, ouverte sur le monde et tournée vers l’avenir, Orléans, LA ville qui aura osé mettre des mots sur les maux.

Orléans, la ville  qui combat la renaissance des obscurantismes et  donne la parole à ceux et celles qui dans leurs pays subissent de plein fouet ces reculs, à ceux et celles qui combattent la xénophobie et réfléchissent sur la base des valeurs qui ont inspiré le siècle des Lumières.

Voilà qui nous honore.

Impossible de rendre compte dans cet article de la richesse de ces deux jours de débat avec des intellectuel-le-s français-e-s et francophones, venu-e-s de 16 pays différents sur la question fondamentale de la place des femmes dans ce monde à l’aune des valeurs de l’humanisme.

Vous remarquerez au passage que j’évite de devoir appliquer la règle du masculin qui l’emporte, une règle d’ailleurs remise en question dès le premier jour du colloque : Au 16° siècle on écrivait : « les hommes et les femmes sont belles », en accordant le verbe avec  le nom plus proche.

Sans titre

Demain peut-être à Orléans un  « Parlement des écrivaines francophones ? »

Je retiendrai parmi les moments marquants et  émouvants la table ronde animée par la brillantissime Fawzia Zouari, écrivaine, et journaliste à Jeune Afrique. Autour d’elle quatre femmes francophones et créatrices Maram El Masri (Syrie), Nadia Sebkhi (Algérie), Annie Djamal (Tunisie)  et Roula Azar Douglas (Liban) pour parler de leur rapport à l’écriture, à la langue et la culture française et de leur position pas toujours simple d’écrivaines francophones engagées dans leurs pays d’origine.

A l’issue du débat, Fawzia a elle aussi entendu une voix : Une voix qui lui soufflait l’idée d’un « parlement des écrivaines francophones », une voix multiculturelle qui ne partirait pas de Paris, mais d’Orléans. Relèverons- nous le défi ?

Télécharger le Programme et la biographie des intervenants sur calameo.

Archives